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Conflit social à ST Microelectronics à Crolles : des débrayages pour dire non au gel des salaires en 2020

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Par , France Bleu Isère

C'est la goutte d'eau de trop pour les salariés de ST Microelectronics à Crolles. Lors de la réunion de négociation annuelle au mois d'octobre, la direction a annoncé le gel des salaires. Depuis, près de 500 salariés se sont mis en grève illimitée pour demander une augmentation de leur paye.

Un conflit social est ouvert entre certains salariés et la direction de ST Microelectronics Crolles depuis le fin du mois d'octobre après l'annonce du gel des salaires en 2020.
Un conflit social est ouvert entre certains salariés et la direction de ST Microelectronics Crolles depuis le fin du mois d'octobre après l'annonce du gel des salaires en 2020. © Radio France - Bastien Thomas

"Crolles tire l'ensemble de la société vers le haut. On a des commandes à plus savoir qu'en faire, donc on a besoin des salariés et on voit qu'ils font le boulot parce que l'activité est là, les résultats sont là, la qualité est là" explique Alban Germain, amer, du Collectif Autonome et Démocratique (CAD), un syndicat interne à ST Microelectronics. Comme Alban, près de 500 salariés crollois de l'entreprise franco-italienne se sont mis en grève après avoir su que les salaires seraient gelés en 2020, malgré les bons résultats financiers publiés par le groupe depuis trois ans. Un combat mené par une intersyndicale CGT-CFDT-CAD. Plusieurs dizaines d'entre eux se sont réunis devant le site ce mardi.

"ST tire tous les salaires vers le bas, et en plus de ça, ne redistribue pas une richesse à ses salariés" - Alban Germain du Collectif Autonome et Démocratique de ST Microelectronics Crolles

Le reportage de Bastien Thomas devant le site ST Microelectronics de Crolles

La direction affirme de son côté que "la politique salariale 2020 reconnait les promotions et évolutions de carrière. Par ailleurs, et sous réserve des conditions légales nécessaires, ST débloquera début 2021 un supplément d’intéressement au titre de l’année 2020. La direction a proposé aux Organisations syndicales une répartition uniforme de ce supplément d’un montant de 350 euros entre les salariés, conditionnée à la signature d’un accord collectif".

Ce que conteste Alexandre Guet, élu CFDT au Comité Social et Economique. "On est dans l'individualisation, sans annoncer le budget. On pense que c'est pour que l'on ne sache pas combien de personne cela va concerner. On sait que ça touchera 1000 personnes qui vont recevoir entre 200 et 2000 actions à 28 euros l'action. Pour nous, c'est une forme de rémunération masquée" regrette le syndicaliste.

Plusieurs dizaines de syndicalistes se sont réunis ce mardi devant le site de ST Crolles pour affirmer qu'ils ne lâcheront pas leur combat face à la direction.
Plusieurs dizaines de syndicalistes se sont réunis ce mardi devant le site de ST Crolles pour affirmer qu'ils ne lâcheront pas leur combat face à la direction. © Radio France - Bastien Thomas

Une réunion ce mercredi entre l'intersyndicale et la direction

"C'est une réunion de discussion comme ils l'appellent. Tant qu'on n'a pas de réponse concrète et que les salariés nous disent que ça convient ou pas, on continue notre mouvement" précise David Majewski de la CGT. Ces jeudi et vendredi donc, une quatrième vague de débrayages aura lieu. Les grévistes ne travaillent pas les deux dernières heures de poste. "Il n'y a que la direction qui peut faire arrêter ce mouvement" poursuit-il.

"Aujourd'hui il y a un ras-le-bol des salariés. Qu'ils puissent quand même voir les bénéfices de tout leur engagement dont il font preuve depuis trois ans sur le site de Crolles." - Alexandre Guet, élu CDFT au CSE de ST Microelectronics Crolles

Dans ce conflit social, les syndicats se disent victimes d'entraves au droit de grève. "On faisait des distributions de tracts et la direction incitait les gens à ne pas prendre nos papiers. Quand les grévistes retournaient à leurs postes, certains se sont fait convoqués à des entretiens individuels, ont subi des pressions sur l'évolution de carrière. On a aussi des problèmes sur le nombre de jours de grève retenus, que la direction voit à la hausse. On est en train de voir ça avec l'avocat du CSE" détaille encore David Majewski.

La direction conteste évidemment ces accusations, le droit de grève étant "un mode d’expression codifié que ST respecte totalement. Il ne peut être question de s’opposer à l’exercice de ce droit fondamental. ST est par ailleurs attentif à ce que ce droit respecte les libertés de tous les salariés et soit exercé dans le respect des règles de sécurité, en particulier en cette période de pandémie" affirme la direction par voie de communiqué.

Une caisse de grève a été ouverte par la CGT. 12.000 euros ont été récoltés. Le syndicat Sud a d'ailleurs fait un don de 1000 euros ce mardi pour montrer sa solidarité envers le mouvement..
Une caisse de grève a été ouverte par la CGT. 12.000 euros ont été récoltés. Le syndicat Sud a d'ailleurs fait un don de 1000 euros ce mardi pour montrer sa solidarité envers le mouvement.. © Radio France - Bastien Thomas
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