Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Convention Monsanto : 20 emplois créés autour de Peyrehorade

vendredi 27 avril 2018 à 5:55 Par Lisa Melia, France Bleu Gascogne

Suite au plan social de mai 2016, Monsanto avait obligation légale de financer de nouvelles créations d'emplois sur le bassin d'emploi. C'est désormais chose faite.

Le site de Monsanto à Peyrehorade existe depuis 1998
Le site de Monsanto à Peyrehorade existe depuis 1998 © Maxppp - PQR

Peyrehorade, France

"Signez, souriez et regardez la caméra !" Avec une touche d'humour, le préfet des Landes, Frédéric Perissat, est satisfait de clôturer le dossier de la convention de revitalisation du bassin de Peyrehorade. Après 16 mois de travail (deux de moins que le temps imparti), l'Etat, en partenariat avec Monsanto, a réussi a "réparer" le préjudice causé par le plan de sauvegarde de l'emploi de mai 2016, au niveau national et mondial.

Six réunions pour renouveler l'emploi

Ce printemps-là, Monsanto supprime 17 postes sur son site de Peyrehorade, installé depuis 1998. Elle tombe sous le coup d'un dispositif légal : toute entreprise de plus de mille salariés et qui supprime au moins onze emplois dans un bassin de population doit allouer des fonds pour revitaliser la zone, participer à créer de nouveaux emplois.

Pour cela, un comité de pilotage s'est mis en place, regroupant Monsanto, mais aussi les syndicats (CFDT, FO, Médef), les chambres consulaires ou encore l'union des entreprises de proximité, le tout sous l'égide de la préfecture des Landes et de la sous-préfecture de Dax. Au cours de six réunions, étalées sur un peu moins d'une année et demi, les intervenants ont étudié 36 dossiers de candidatures à ces aides financières, émanant de 21 entreprises.

Une convention dans de très bonnes conditions

Le contrat a finalement été rempli au-delà des exigences initiales : vingt dossiers ont été acceptés, pour des montants de 3 000 à 4 000 euros selon le secteur. "Ce sont tout types d'entreprises ou de commerce", précise Frédéric Perissat, qui se félicite de la rapidité et de l'efficacité de la convention de revitalisation : "J'ai été en poste dans d'autres départements, dans lesquels ce type de convention était non seulement plus fréquent, mais aussi plus difficiles à mener à son terme. Ici, c'est la première fois que j'en signe une et tout le processus s'est déroulé dans de très bonnes conditions."

Un constat partagé par le représentant de Monsanto, Maxime Bahri, DRH du groupe pour la France et le Moyen-Orient : "Le comité de pilotage a été efficace dès le début. Nous avons un autre de fond de revitalisation sur une autre région et nous remarquions que celui dans les Landes s'est vraiment très bien passé, grâce à un bon partenariat avec l'ensemble des acteurs."

Une perte pour l'industrie

Côté syndicats, le bilan est un peu plus mitigé, bien que positif tout de même. Si la CFDT se félicite, par la voix de Roger Labarthe, que leurs conditions aient été respectées  ("éviter les effets d'aubaine et privilégier des emplois pérennes dans le temps"), Didier Duthu, de Force ouvrière, regrette le montant du fonds financé par Monsanto, 62 305 euros, pas assez important au regard du poids financier du groupe selon lui

C'est quand même une perte pour l'industrie et pour les emplois indirects qui en profitaient, souligne-t-il. Cela dit, ceux qui étaient concernés directement par le plan social ont pu rebondir, nous considérons donc que le résultat est acceptable.