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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : des millions d'euros de perte pour le Stade de France

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Par , France Bleu Paris, France Bleu
Saint-Denis, France

À l'arrêt, le Stade de France voit sa raison d'être, les grands rassemblements, menacée par la pandémie de Covid-19. Dans le scénario le plus optimiste, son chiffre d'affaires 2020 sera amputé de plusieurs millions d'euros. Si la crise perdure, ce sera une plongée dans l'inconnu.

Le Stade de France vide de supporters
Le Stade de France vide de supporters © AFP - FRANCK FIFE

Il a fallu faire une croix sur deux matches amicaux de l'équipe de France de football, en mars et en juin. Les finales de la Coupe de la Ligue et de la Coupe de France de football pourraient se tenir à huis clos, tout comme celle de Top 14 de rugby. Compromis aussi, le concert de Lady Gaga, prévu le 24 juillet, et incompatible avec l'interdiction des rassemblements de plus de 5.000 personnes. Le Stade de France est à l'arrêt complet à cause du coronavirus.

Des millions d'euros de perte

Sur un total de vingt à trente événements par an, cela pèse lourd pour l'antre des Bleus champions du monde 1998, dressé depuis plus de deux décennies entre deux autoroutes et un canal de la Seine, à Saint-Denis, au nord de Paris. Depuis le 16 mars, 75 % de la centaine de salariés du consortium du Stade de France, filiale de Vinci et Bouygues qui exploite l'enceinte propriété de l'État, se trouve au chômage partiel. 

"Peut-être arrivera-t-on à reprendre d'ici à la fin de l'année, peut-être pas. Dans les deux cas, on parle de plusieurs millions d'euros (de perte de chiffre d'affaires). Dans le second cas, l'impact sera un nombre à deux chiffres", sur un total annuel d'environ 60 millions d'euros, explique à l'AFP Alexandra Boutelier, la directrice générale du consortium. 

Un avenir flou

Si l'interdiction des grands rassemblements perdure durant l'année 2021, "on entrera en terre inconnue", prévient-elle. Pour l'heure, le consortium assure avoir proposé à l'État de mettre le stade à disposition dans le cadre de la crise sanitaire. À plus long terme, l'avenir du Stade de France est balisé par deux grands événements, la Coupe du monde de rugby 2023 et les Jeux Olympiques de Paris-2024. D'ici là, des travaux de rénovation de l'éclairage, de parties restaurations et de la tribune des médias notamment, sont programmés, pour un coût prévisionnel de 50 millions d'euros (valeur en 2016), pris en charge par l'État et la région Île-de-France.

Un modèle économique à repenser ?

Plus loin, se profile toujours l'épineuse question du modèle économique de l'enceinte, la concession par laquelle l'État a confié au consortium la construction et l'exploitation du stade arrivant à terme en 2025. Ce modèle a été critiqué comme coûteux pour les finances publiques. De plus, les relations ont longtemps été tendues entre les fédérations de football (FFF) et de rugby (FFR) et le consortium, autour du partage des revenus des matches.

Pour beaucoup d'acteurs, le modèle idéal verrait les fédérations intégrer la future entité exploitant le stade pour les intéresser davantage à son fonctionnement, et passer du rang de "client" à celui de "partenaire", comme l'explique à l'AFP le sénateur Eric Jeansannetas, auteur d'un rapport sur le sujet en 2019.

Des rénovations en perspective

Il faut "que les uns et les autres aient intérêt à faire, par exemple, le plus de matches possibles au Stade de France", plaide aussi Alexandra Boutelier. Mais la négociation se joue aussi alors que le stade devra être profondément rénové après 2025, avec des besoins chiffrés à 200 millions d'euros. Pour Alexandra Boutelier, la crise doit "nous convaincre de coopérer, de collaborer, de réconcilier nos contraintes. Si on est empêché de fonctionner pendant 18 mois, il faudra que tout le monde se rassoie autour de la table, car personne n'a imaginé ce scénario", explique sa directrice général.

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