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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : à Agen, UPSA fabrique et distribue près d'un million de boîtes de paracétamol par jour

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Dans le Lot-et-Garonne, le laboratoire UPSA produit et commercialise du paracétamol qui permet de lutter contre la fièvre et les maux que peut notamment provoquer le Covid-19. L'entreprise met les bouchées doubles pour répondre à la demande et produit quasiment 100% de ce qu'elle vend à Agen.

Le laboratoire UPSA à Agen
Le laboratoire UPSA à Agen © Maxppp - Thierry Suire

Le saviez-vous ? L'Efferalgan et le Dafalgan, numéros 2 et 3 du marché derrière le Doliprane, sont produits à Agen, dans le Lot-et- Garonne, par le laboratoire UPSA, créé en 1935. Ces médicaments contiennent du paracétamol, cette molécule conseillée pour soulager la fièvre et les maux de tête dont sont atteints les malades du Covid-19 et s'arrachent en France et à l'étranger. Si bien que l'usine d'Agen s'est réorganisée pour répondre à la demande.

Une équipe de nuit, des vacances décalées

Ainsi, environ 80% des 1.300 salariés d'UPSA sont sur le pont en 3x8. Thierry Thil, directeur de production explique : "Nous avons des équipes supplémentaires, notamment une équipe de nuit qui a permis de doubler la quantité de produits qu'on distribue quotidiennement pour passer à 1,5 millions de boîtes tous produits confondus". Des salariés ont été volontaires pour décaler leurs congés afin de continuer à produire, l'entreprise a aussi fait appel à des intérimaires habituels mais n'a pas particulièrement recruté. En terme de production, UPSA se concentre donc en priorité sur le paracétamol et sur des molécules comme la vitamine C, plutôt sur l'aspirine, ou le Fervex (pour le rhume).

Il n'y a pas de risque de pénurie, nous assure-t-on, car les stocks restent importants (en moyenne 1 mois), mais aussi parce que le gouvernement a rationné la vente de paracétamol : une boîte par personne, deux pour les malades. Il faut savoir qu'environ 85% du paracétamol vient des Etats-Unis, et non plus de France comme il y a une quinzaine d'années, mais l'approvisionnement ne pose pas problème nous dit-on.  Et 98% de ce qui est vendu est produit dans le Lot-et-Garonne. Les boîtes de médicaments sont vendues à 60% en France, en volume, et 40% à l'étranger, notamment en Suisse et en Belgique ; cela correspond à 50-50 en terme de chiffres d'affaires. 

Ce savoir faire français, Bruno Bourthol, délégué FO, espère que le gouvernement saura s'en souvenir, à l'heure où certains médicaments pourraient manquer, et alors que l'entreprise était en difficulté en 2018 et qu'elle a été rachetée par des Japonais (Taisho) - à l'Américain Bristol -en 2019. "Il faut garantir la pérennité des sites industriels, déjà que l'on en a pas beaucoup en France!", lance-t-il. "Nous avons un savoir-faire unique, nous avons toujours eu à cœur de ne pas délocaliser (...) et nous assurons la sécurité des citoyens", abonde la direction. Et le laboratoire nourrit aussi le tissu économique local puisque près de 3.500 emplois indirects dépendent d'UPSA. Bref, tous espèrent que le gouvernement saura se souvenir du paracétamol alors qu'il venait d'être relégué derrière les comptoirs des pharmacies. Il faut tout de même noter que la baisse de son prix prévu pour le 1er avril a été reportée au 1er juin 2020. 

Des salariés assez protégés ?

Se pose la question, comme dans de nombreuses entreprises qui continuent de tourner, de la protection des salariés qui vont toujours sur site. Il y aurait une vingtaine de suspicions de cas de Covid-19 chez UPSA."On a des masques mais pas en quantité suffisante", dit Bruno Bourthol. Thierry Thil, le directeur de production, dément : "Nous avons mis en place toutes les mesures pour travailler dans de bonnes conditions et nous avons reçu une aide de l'Etat et de notre actionnaire japonais. Aujourd'hui j'ai un masque de 30.000 masques chirurgicaux et 9 à 10.000 masques ffp2, c'est largement supérieur à nos besoins."

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