Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Coronavirus : action coup de poing à venir des patrons de boîtes des deux Charentes

-
Par , France Bleu La Rochelle

Le lundi 28 septembre, une délégation des patrons de boîtes des deux Charentes sera à Paris pour une opération escargot sur le périphérique. Un coup de gueule de la profession toujours à l'arrêt depuis plus de 6 mois à cause du Coronavirus.

Se retrouver en discothèque pour faire la fête, ce n'est pas pour tout de suite
Se retrouver en discothèque pour faire la fête, ce n'est pas pour tout de suite © Radio France

Le temps passe ... les restaurants travaillent avec de nouvelles normes sanitaires, mais retrouvent leurs clients. Les cinémas et leurs salles sont ouverts depuis le 22 juin dernier ... mais les discothèques elles, restent toujours fermées. L'épidémie de Coronavirus empêche une reprise normale de leur activité. 

Des aides financières arrivent tout doucement pour aider ces entreprises à payer leurs frais fixes, mais le malaise grandit, et les patrons de boîtes se sentent oubliés. Entretien avec l'un d'entre eux Franck Bertrand, le gérant de la discothèque le Select à Angoulême.

Je ne touche rien depuis le mois de mars. J'emprunte à ma famille, et la banque me refuse maintenant des découverts - Le gérant du Select à Angoulême -

France Bleu La Rochelle : Voilà maintenant plus de 6 mois que votre établissement est fermé, comment le vivez-vous, dans quel état d'esprit vous êtes aujourd'hui ?

Franck Bertrand : Plutôt dépité, déçu. On est la seule profession à rester fermée pour cause sanitaire. Franchement je ne vois pas la différence entre une discothèque et un bar, ou un métro bondé. On commence à croire en une grande mascarade. Les distanciations sociales ont bon dos.

FBLR : Est-ce que vous avez des aides financières pour vous soutenir ?  

FB : Oui. Le deuxième volet d'aides complémentaires de la région vient de paraître sur le site de la Nouvelle-Aquitaine. Pour les entreprises fragilisées, cela se chiffre à 15 000 euros maximum par mois pour payer les charges fixes. Cela vient un peu tard. Là on va nous verser juin, juillet et août. Pour moi, c'est 13 000 euros par mois. C'est bien beau. On nous aide, on nous paie presque pour plus ou moins nous taire. Voilà vos frais fixes sont payés, mais cela n'englobe pas les salaires des gérants. Je ne touche rien depuis le mois de mars. J'emprunte à ma famille, et la banque me refuse maintenant des découverts. Cela fait 25 ans que suis dans le métier. Je ne veux pas rester chez moi à rien faire. C'est insupportable. 

FBLR : Imaginons que cela s'inscrive dans la durée. Si une ouverture intervient en avril prochain. Financièrement, seriez-vous proche de fermer ?  

FB : Il y a de gros établissements qui vont être obligés de mettre les clefs sous la porte. Je pense aux gérants de la "Plage" à Bordeaux, que je connais bien. Pour eux cette jauge max de 15 000 euros par mois pour les frais fixes, cela ne correspond même pas à la moitié de leur loyer. Moi, avec cinq ou six employés, cela devrait tenir, je devrais survivre, mais ce n'est pas sûr. On ouvrira en tout cas avec une grande incertitude. Est-ce que les gens auront envie de faire la fête ? de retourner dans des boîtes de nuit ? Pas sûr, et cette incertitude là risque de nous tuer un peu plus tard. Et puis les soirées privées d'aujourd'hui risquent d'exister aussi demain. 

FBLR : Cette situation est inédite pour votre profession. Psychologiquement, cela doit être dur ?

FB : C'est un cauchemar. Dans mon cas, il y a une corporation de 1600 discothèques en France. On ne peut même pas travailler différemment. Louer sa salle à des CE ou des entreprises, ce n'est pas possible. Notre catégorie, avec débit de boissons nous l'interdit. On est totalement bloqué avec cette situation. Et puis ouvrir à 17 heures ou fermer à 22 heures 30, on se retrouverait avec une clientèle qui reste autours de tables avec un verre, sans danser. On n'est pas dans ce schéma là. Nous, on n'est pas un gala de mairie, assis ... on est spécialisé dans la fête. Alors le 28 septembre prochain, on va monter sur Paris pour une opération escargot sur le périphérique. Il faut que ça bouge, ça devient intenable pour notre profession.       

Choix de la station

À venir dansDanssecondess