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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : appel à la grève et droit de retrait chez SNF, classée Seveso à Andrézieux-Bouthéon

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Deux syndicats ont fait valoir un danger grave et imminent au sein de l'usine SNF d'Andrézieux afin qu'individuellement chaque salarié puisse faire valoir son droit de retrait. La CGT dépose aussi un préavis de grève.

L'entrée de l'usine SNF à Andrézieux-Bouthéon, classée Seveso.
L'entrée de l'usine SNF à Andrézieux-Bouthéon, classée Seveso. © Radio France - Yves Renaud

"Les gens ont une peur bleue de venir travailler à cause des risques de propagation du coronavirus. On a des collègues qui sont en pleurs, qui ont peur pour eux, leurs femmes et leurs enfants. Ça n'est plus tenable", raconte Éric Vallas, délégué CGT de l'usine SNF qui dépose un préavis de grève illimitée à partir de ce mercredi soir.

Avec la CFDT, ce syndicat a aussi fait valoir un "danger grave et imminent" devant permettre à chaque salarié de faire valoir son droit de retrait. "La direction est intransigeante et veut continuer à faire travailler l'ensemble du site tel quel", ajoute le syndicaliste qui milite lui pour "l'arrêt progressif de l'usine pour mettre les gens à l'abri".

Sur les 1 300 personnes que compte habituellement le site classé Seveso qui produit des floculants pour la dépollution pétrolière, un peu plus de 500 sont tenues de venir travailler. "Cinquante personnes s'entassent dans les vestiaires qui se retrouvent rose nu à faire la queue pour prendre leur douche et les uns sur les autres (...)", précise ce délégué à la SNF, qui cite aussi "une salle d'une vingtaine de mètres carrés où se concentrent jusqu'à quatorze personnes pour des contrôles de réactions chimiques". "À quelques endroits, une femme de ménage intervient une à deux fois par jour mais ça ne sert strictement à rien, il y a facilement 200 personnes qui passent", assure Éric Vallas. Dans une entreprise de notre taille, c'est impossible de faire respecter des règles sanitaires. On est trop gros". 

La direction parle de son côté d'une "panique irrationnelle" et assure qu'il est déjà fait "plus que nécessaire", qu'il n'est "pas possible de faire plus" et "qu'on ne peut pas mettre les gens dans des bocaux".

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