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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : comment confiner dignement les migrants et sans abris en hébergement d'urgence en Isère ?

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Par , France Bleu Isère

Des associations iséroises dénoncent les conditions de confinement de migrants et personnes sans logement dans un ancien hôtel de Voreppe et des préfabriqués à Grenoble. Des accusations "inacceptables" pour AJHIR ALP qui gère ces structures et estime avoir "mis à l'abri" ces personnes de la rue.

120 personnes sont confinées dans cet ancien hôtel devenu centre d'hébergement à Voreppe
120 personnes sont confinées dans cet ancien hôtel devenu centre d'hébergement à Voreppe -

Plusieurs associations iséroises ont tenu une conférence de presse, malgré le confinement, pour dénoncer les conditions d'hébergement  "indignes" des migrants et personnes sans logement qu'elles suivent normalement. 

Reportage de Véronique Saviuc

"Abandon total des sans-abris",  dénoncent les associations

Dans leur viseur,  les deux  centres d'hébergements d'urgence de Voreppe dans un ancien hôtel Formule 1 et de la rue Leconte de Lisle à Grenoble dans des préfabriqués qui devaient fermer le 31 mars à la fin de la trêve hivernale mais qui sont prolongés pendant deux mois du fait de l'épidémie de coronavirus et de la nécessité de ne pas les renvoyer dans la rue. 

Des accusations "inacceptables" pour l'AJHIR ALP

Pour ces associations (Collectif Dourbie-Hébergement, Droit au Logement 38,  Ligue des Droits de l’Homme Isère, RESF 38,  RUSF 38, CISEM  ...) , les personnes hébergées sont "abandonnées" pendant cette période de confinement. Des accusations "inacceptables" pour Jean-Yves Balestas, le président de  l'AJHIR ALP (ex AREPI)  qui gère, entre autres, ces deux structures.  Il ne décolère pas et souligne tous les efforts des salariés et bénévoles de l'association pour trouver des solutions pour mettre à l'abri et accompagner toutes ces familles en cette période particulière de risque sanitaire : "confiner des personnes de la rue relève du challenge" rappelle-t-il.  

Une chambre dans un préfabriqué de la rue Leconte de Lisle à Grenoble
Une chambre dans un préfabriqué de la rue Leconte de Lisle à Grenoble - Photo fournie par Dourbie Hébergement

A Voreppe , 120 personnes dans un ancien hôtel Formule 1

A Voreppe, où sont hébergées 120 personnes, une femme a été contaminée il y a 10 jours, et tout le monde a été placé en quarantaine avec interdiction de sortir. Baptiste,  du collectif Dourbie Hébergement témoigne : _"Il n'y a plus de travailleurs sociaux, seulement des vigiles qui se relaient et empêchent entrées et sorties.  Il y a peu d_e savon et de produits d'hygiène. Et pour l'alimentation , les personnes n'ont plus le droit d'aller faire les courses et reçoivent uniquement de la nourriture de la Banque Alimentaire. C'est souvent des pâtes et certaines personnes n'ont pas pu manger car elles sont allergiques au gluten. Il n'y a pas non plus de nourriture pour les enfants en bas-âge". 

Jean-Yves Balestas, le président de l'AJHIR ALP  qualifie "d'agitateurs" ces militants qui ne peuvent pas rentrer dans le centre d'hébergement et "se permettent de répandre des accusations "inacceptables" au regard des efforts faits par l'association dans une situation à risque pour les salariés et les bénévoles. "Des travailleurs sociaux passent régulièrement et sont à l'écoute de chacun, les personnes sont à l'abri et confinées, il y a une cuisine communes où les familles se relaient pour les repas. La seule chose qu'on n'a pas prévu, on le reconnaît, c'est le Wifi pour que les enfants puissent continuer à être scolarisés à distance

A Grenoble, des préfabriqués pour 12 familles avec 37 enfants

"Les douches sont sales, les toilettes sont bouchées, il n'y a que 2 plaques de cuisson, _les personnes hébergées disent qu'elles ont l'impression qu'on les traite comme des animaux"_, rapporte Baptiste, militant de Dourbie Hébergement à propos des préfabriqués installés rue Leconte de Lisle, près de l'avenue Marie Reynoard à Grenoble.

"Oui, il y a eu des problèmes de propreté la première semaine, répond Jean Yves Balestas. C'est normalement un centre de nuit, les résidents sortent la journée et le service hygiène fait le ménage pendant ce temps. Mais maintenant, il y a une occupation 24h/24h,  et le service a été débordé les premiers jours, mais nous avons changé les choses". 

Le préfabriqué salle de bain rue Leconte de Lisle à Grenoble
Le préfabriqué salle de bain rue Leconte de Lisle à Grenoble - Photo fournie par Dourbie Hébergement
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