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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : comment le couvre-feu a changé notre façon de faire les courses ?

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Depuis une dizaine de jours, l'instauration du couvre-feu à 18h a modifié nos habitudes quotidiennes. Principale conséquence : la galère pour faire ses courses. Dans les supermarchés parisiens, il a fallu s'organiser, renforcer les équipes aux heures de forte affluence.

Le magasin Auchan de La Défense a du adapter ses horaires à cause du couvre-feu.
Le magasin Auchan de La Défense a du adapter ses horaires à cause du couvre-feu. © Radio France - Emeline Ferry

Il est entré en vigueur il y a une dizaine de jours et il a déjà chamboulé notre quotidien. Le couvre-feu à 18h, mis en place pour freiner la propagation du Covid-19 et de ses variants sur le territoire français, modifie nos habitudes du quotidien. Fini le footing après le travail, la promenade avec son chien en fin de journée... Finies aussi les courses dans les magasins après 18h. Une vraie galère, racontent certains Parisiens.

"Je suis en télétravail, donc je profite de ma pause déjeuner pour aller faire mes courses", raconte Laurence. Pour Charles, lui aussi en télétravail, c'est même la seule sortie de la journée. "Je travaille jusqu'à 19h ou 20h, donc je dois m'absenter de mon travail, entre deux réunions, pour pouvoir faire les courses avant la fermeture", explique ce cadre. 

Je dois m'absenter de mon travail, entre deux réunions, pour pouvoir faire les courses

À la sortie du travail, de nombreux clients se pressent dans les magasins. D'autres préfèrent sacrifier la grasse matinée du week-end. "Les courses maintenant, c'est samedi ou dimanche, tôt le matin pour éviter la foule", confie Olga. Le week-end, les rayons des magasins sont souvent bondés depuis l'instauration du couvre-feu, mais certains n'ont pas le choix. "On se retrouver tous au même endroit, collés, à jouer des coudes, c'est insupportable", s'énerve Mathilde. "Mais on ne peut pas faire autrement, à moins de se faire livrer et de payer beaucoup plus cher"

Les supermarchés s'organisent

Alors pour faire face à ce changement d'habitudes des clients, les magasins ont dû s'adapter. Exemple à l'hypermarché Auchan de La Défense, l'un des plus grands de la capitale, où l'ouverture est avancée à 7h30 au lieu de 9h, pour permettre à certains travailleurs de venir faire leurs courses avant d'aller au bureau. "Ça permet d'étaler le flux des clients", explique Éric Demestre, le directeur.

Il constate désormais deux pics de fréquentation : entre midi et deux, et en fin de journée entre 16h et 18h. Pour s'adapter au couvre-feu, il a fallu modifier les plannings des 600 employés, renforcer les équipes. Toutes les caisses sont ouvertes sur les trois étages du magasin. Mais malgré tout, l'hypermarché subit une baisse de fréquentation, après plusieurs mois compliqués. "On est quand même entre -25 et -30% par rapport à une activité normale. Et le couvre-feu a rajouté encore -5%, donc on doit être environ à -30% de régression en terme de fréquentation", regrette le directeur. Il note tout de même une forte hausse des commandes, livrées directement chez les clients ou à retirer au magasin.

Baisse d'activité chez les boulangers franciliens

Autres commerçants lésés par le couvre-feu : les boulangers. "On parle de 15 à 20% du chiffre d'affaires qui est perdu", constate Sébastien Doley, secrétaire général des Boulangers du Grand Paris. "Le couvre-feu a plus d'impact pour le chiffre d'affaires de nos établissements que le confinement. C'est paradoxal, mais pendant le confinement, les boulangeries pouvaient ouvrir sur leurs horaires normaux". 

"Or là, de 18h à 20h, c'est un moment important, c'est la sortie des écoles, des bureaux, le moment où les gens font leurs courses journalières. Mais aujourd'hui, ils ne peuvent plus venir chercher leur baguette", ajoute-t-il en précisant que la mise en place d'un service de livraison est trop compliquée et pas rentable pour les boulangers. 

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