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Déconfinement : les commerçants bretons impatients de rouvrir malgré les incertitudes

Ils n'attendent que ça : la réouverture de tous les commerces, sauf dans la restauration, pourrait se faire dès le 11 mai d'après le ministre de l'économie. En Bretagne, les commerçants s'organisent déjà, sans savoir si la clientèle sera au rendez-vous.

Les commerçants ont hâte de rouvrir, même si les règles sanitaires et la fréquentation posent question
Les commerçants ont hâte de rouvrir, même si les règles sanitaires et la fréquentation posent question © Radio France - Claire Leys

Une réouverture de tous les commerces dès le 11 mai, à l'exception des cafés, restaurants et bars : "nous y sommes favorables", a indiqué ce jeudi matin le ministre de l'économie Bruno Le Maire. Pour les premiers concernés, c'est avant tout le soulagement. 

"On attend que ça de pouvoir rouvrir !", lance Geneviève Coadour, présidente des Vitrines de Quimper. "C'est un petit bonheur de pouvoir rouvrir", acquiesce Laurence Taillandier, présidente du Carré Rennais. Les boutiques vont cependant devoir s'organiser pour s'équiper en matériel de protection, avec des contraintes parfois difficiles à gérer, et sans certitude de voir les clients affluer.

On va réapprendre à marcher chaque jour ! 

Gel hydroalcoolique et masques

L'association des commerçants à Brest n'a pas attendu d'avoir une date pour anticiper la reprise d'activité. Depuis trois semaines, la présidente des Vitrines de Brest organise la livraison d'un "kit hygiène" dans chacune des 200 boutiques. "Il y aura deux flacons de gel hydroalcoolique, pour en mettre un à l'entrée destiné aux clients et un autre à la caisse, indique Françoise Le Gall. Il y aura aussi deux masques lavables par enseigne pour les salariés".

Des mesures à la charge des commerçants ou de leur association. Geneviève Coadour n'est pas trop inquiète sur les possibilités de se fournir en matériel de protection : "on y arrive déjà même si c'est sur liste d'attente, et nos commerçants sont débrouillards... On n'en aura peut-être pas le 11 mai, ça arrivera peut-être plus tard car il y a des fortes demandes".

Pas de problème non plus à Rennes : l'association des commerçants a pu commander 1.000 masques chirurgicaux, et une entreprise locale offre un premier flacon de gel hydroalcoolique à chaque boutique. "On travaille avec la ville et la métropole sur _un guide de réouverture, pour répondre aux besoins de chaque magasin_", explique Laurence Taillandier.

Comment assurer la distanciation sociale ?

Pour l'heure, les règles post-déconfinement ne sont toujours pas actées pour les commerçants. "Aujourd'hui, ceux qui peuvent déjà ouvrir comme les boulangeries ont des masques, des distanciations sociales marquées au sol... Est-ce que ce sera toujours obligatoire après ? s'interroge la présidente des Vitrines de Quimper. Surtout, ça s'annonce compliqué dans des magasins de vêtements : on ne va pas en caisse pour demander un jean, on regarde, on essaie".

La venue sur rendez-vous devrait se développer dans les boutiques rennaises pour éviter d'avoir trop de clients à la fois : "tout produit touché ou essayé sera désinfecté, on songe à fonctionner de façon collective, pourquoi pas avec des étuves pour les vêtements ou un local dédié", précise Laurence Taillandier. Des distances minimales seront à respecter dans chaque boutique, avec une réflexion sur l'utilisation de la rue : "on voit avec la mairie comment installer des chaises à l'extérieur par exemple pour faire patienter les clients".

Des questions qui se posent aussi pour les salariés. "Il faudra que chacun mette en place des dispositifs pour la distanciation sociale et l'hygiène, dans les salles de pause ou les toilettes par exemple", estime Françoise Le Gall. Les commerçants commencent à anticiper après avoir reçu les directives de la médecine du travail mercredi.

Quelle fréquentation ? 

"Il est certain que les premiers jours voire semaines, l'affluence ne sera pas au rendez-vous ! reconnait Françoise Le Gall. Des salariés resteront certainement au chômage partiel, que ce soit ceux qui en font la demande ou ceux qui ont la santé fragile". Selon elle, il faudra aussi envisager une adaptation des horaires d'ouverture si nécessaire.

On ne peut que tirer des plans sur la comète, c'est impossible de savoir si les clients vont revenir.

"On pense qu'on aura seulement 50% de retour des clients le premier mois , estime la présidente du Carré Rennais. Je pense que les consommateurs vont avoir un œil très avisé, et ils ont raison, sur les précautions prises par les magasins. La prise de confiance se fera progressivement ". "On aura _des achats indispensables dans un premier temps_, par exemple les habits des enfants qui ont grandi, estime Geneviève Coadour. On espère avoir aussi du monde pour les achats plaisir !"

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