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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : "Dans l'alimentaire, même en cas de suspicion, on ne peut pas fermer l'entreprise"

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Par , France Bleu Gard Lozère

Comme dans de nombreuses entreprises, chez Arcadie, fabricant d'assaisonnements alimentaires à Méjannes-lès-Alès (Gard), on suspecte des cas de Covid-19. Les autres salariés, eux, doivent continuer à travailler. "C'est un devoir" dit le PDG qui reste néanmoins à l'écoute de ses employés.

Arcadie fabrique notamment des épices. Photo d'illustration
Arcadie fabrique notamment des épices. Photo d'illustration © Maxppp - Guillaume Bonnefont

Doit-on confiner tous les salariés quand l’un d’eux est malade ? Question délicate pour tous les patrons d’entreprises du secteur agro-alimentaire. Dans ces entreprises, il n’y a pas de chômage partiel et les salariés doivent donc continuer leur travail. 

Sauf que dans certaines sociétés, il y a parfois des cas de Covid-19 avérés ou des suspicions, car les employés ne sont pas testés. Ce serait le cas à Arcadie une entreprise d’une centaine de salariés qui fabrique des assaisonnements alimentaires (épices notamment) située à Méjannes-lès-Alès, dans le Gard près d’Alès. 

"On respecte juste l’obligation absolue de maintenir la chaîne alimentaire française." (Manuel Brunet, PDG d'Arcadie)

Même en cas de suspicions du Covid les entreprises du secteur alimentaire ne peuvent pas fermer

C'est une auditrice, Martine, qui est intervenue, mercredi 1er avril, sur l’antenne de France Bleu et qui nous a alertés sur cette situation. Elle aimerait que l’entreprise ferme ses portes et que ses amis qui travaillent chez Arcadie soient confinés. "Ils vonttravailler la boule au ventre, car il y a des suspicions de coronavirus dans l'entreprise", raconte-elle. 

Sauf que ce n'est pas possible de confiner tout le monde, explique le PDG, Manuel Brunet : 

"Déjà, il n'y a pas de chômage partiel dans notre secteur et ensuite dans l'alimentaire, nous avons un devoir. S'il n'y a plus à manger pour tous les Français la catastrophe va être bien pire. Si tout le monde s'arrête parce que c'est trop risqué, trop dangereux ou trop flippant et bien on ne mange plus." Le PDG qui d'ailleurs ne confirme pas les cas de Covid-19 dans son entreprise: "Ce sont des données soumises au secret médical". 

"Je ne mets aucune pression à mes salariés, je suis à leur écoute" (Manuel Brunet)

Mais le PDG veut aussi rassurer ses employés : "C'est la liberté absolue de chaque salarié de notre entreprise de contacter son médecin (pour un arrêt), quelle qu'en soit la raison, même si quelqu'un est simplement en panique parce qu'il a peur de la contamination, car bien évidemment en venant travailler, on prend plus de risques.  Et donc on le répète à nos salariés : il n'y aura aucune stigmatisation, aucune sanction. Il n'y a aucune pression de notre part pour faire travailler les gens absolument".  

Le PDG explique aussi prendre toutes les dispositions nécessaires pour respecter les règles d’hygiène. C’est aussi ce que confirme dans un courrier le CSE d’Arcadie, où il est stipulé que la  direction "prend soin de ses salariés du mieux possible". 

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