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Coronavirus : dans les rues de Paris, les commerçants désespèrent

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Par , France Bleu Paris

Alors que le ministère de l'Economie promet des mesures pour soutenir les entreprises qui souffrent du coronavirus, France Bleu Paris a rencontré des commerçants parisiens : les rues sont vides le week-end, la fréquentation des magasins est en baisse, et ils en souffrent.

Dans les rues autour des Halles de Paris, les commerces sont vides.
Dans les rues autour des Halles de Paris, les commerces sont vides. © Radio France - Diane Berger

Report des charges, dégrèvement des impôts directs... Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, promet des solutions pour les entreprises mises en difficulté par l'épidémie de coronavirus. Mais cela ne suffira pas pour certains commerçants parisiens : entre la disparition des touristes et la frilosité des habitants de la capitale, les clients sont devenus beaucoup trop rares. Et cette baisse de fréquentation des magasins arrive après des mois déjà difficiles.

Dans son élégant magasin de chaussures, rue Etienne-Marcel, Samia soupire à la mention du Covid-19 : "Au mois de décembre, on a perdu 30% de notre chiffre d'affaires, puis en janvier 40%." Effectivement, dans le quartier, beaucoup de commerçants ont déjà souffert de la grève des transports. "Et là, avec le coronavirus, c'est une catastrophe, quand on voit que le samedi on vend cinq paires de chaussures dans la journée..." En 22 ans de travail, elle n'a jamais vu ça : "Normalement, un samedi, on vend pour entre 1500 et 2000 euros ! Là, on n'a réalisé que 300 euros samedi dernier."

Des magasins menacés de fermeture

Même constat chez Jeanne, propriétaire d'un magasin de vêtements masculins à quelques pas : le coronavirus arrive après une série de déconvenues. "On a eu les grèves, les manifestations... Ça dure depuis bientôt un an et trois mois. Et là, avec le coronavirus, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase." Et la quarantenaire commence à désespérer : "On a beau faire des promotions, rien ne se passe, regardez comme la rue est vide ! Là, ça devient vraiment difficile de faire son chiffre d'affaires. Rue de Turbigo, ou vers Etienne-Marcel, il y a beaucoup de boutiques qui ont fermé."

A l'entrée de son magasin, Bernard relativise : "Il y a moins de monde que d'habitude, il y a une baisse depuis plusieurs mois, mais ça s'est stabilisé..." Il craint en revanche un confinement de Paris : "Si on passe en 'lockdown' (verrouillage complet de la ville), ça peut stopper notre activité, mais pour l'instant, nous ne sommes pas inquiets.

Depuis deux mois déjà, on est dans le rouge.

En revanche, Thierry a moins le sourire.  "Depuis deux mois déjà, on est dans le rouge", explique-t-il, le regard triste, au milieu des sacs qu'il n'arrive plus à vendre. "La semaine dernière, c'était pire que tout : alors qu'avant, on avait vingt à trente personnes par jour, là j'ai des journées où on fait deux clients." 

Alors à l'évocation des mesures annoncées par le gouvernement, il hausse les épaules : "Le vrai problème, c'est le loyer. Dans le centre de Paris, c'est là qu'on paie le plus cher. Est-ce que le ministre peut demander aux propriétaires de décaler les paiements ?" Lui-même en doute, alors il le reconnaît : il s'apprête à mettre la clé sous la porte.

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