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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : des associations nancéiennes alertent sur la vulnérabilité des chibanis dans les foyers

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Par , France Bleu Sud Lorraine

On sait que les personnes âgées sont particulièrement vulnérables au coronavirus. Quelles sont les mesures sanitaires prises dans les foyers de travailleurs migrants où vivent encore des chibanis ? Face à l'inquiétude d'associations nancéiennes, les bailleurs affirment contrôler la situation.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp - Darek Szuster

Dans les différents foyers de travailleurs migrants nancéiens, les résidents de plus de 55 ans représentent entre 20 et 40% de la population. On les appelle les chibanis, ces hommes aujourd'hui retraités venus du Maghreb pendant les Trentes Glorieuses pour travailler. Des personnes âgées qui vivent le plus souvent dans la précarité et qui sont particulièrement exposés au risque de contamination du coronavirus

Une mixité entre générations qui augmente le risque

"Dans ces foyers, il y a aussi des jeunes, qui sont mobiles, même en confinement, soulève Mohamed Benchaabane, président du Café social 54. Ils sont en quelque sorte des véhicules du virus. Et s'ils rentrent contaminés dans un foyer, cela peut engendrer des catastrophes", poursuit-il. Avec l'association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Mohamed Benchaabane est allé lui-même distribuer des masques aux chibanis dans les différents foyers du département. 

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Du côté des bailleurs, on assure que la situation est sous contrôle. "Depuis le début du confinement, sur nos 500 résidents, on a zéro cas", tient à souligner Jean-Charles Ramelli. Son association, le Pélican, gère quatre foyers de travailleurs migrants dans l'agglomération de Nancy. "Cela vient du fait qu'on ne fait pas que de l'hébergement, mais aussi de l'accompagnement."

Une cellule de veille téléphonique

Désinfection renforcée dans les communs, permanences de travailleurs sociaux, campagne d'informations sur les gestes "barrière" en plusieurs langues... Voilà quelques mesures sanitaires déployées et mises en avant par les différents bailleurs. 

Adoma, qui gère une vingtaine d'établissements en Meurthe-et-Moselle et dans les Vosges, a également instauré une cellule de veille téléphonique. "De façon très fréquente, deux à trois fois par semaine, on appelle ces résidents pour savoir s'ils vont bien, parler avec eux des mesures barrières et faire le point sur leur situation sociale et sanitaire," expose Fawaz Barmada le directeur territorial d'Adoma.

4 cas de covid-19 dans les structures Adoma de Meurthe-et-Moselle

Quatre cas avérés de coronavirus ont été recensés dans les établissements gérés par Adama, toutes structures confondues, que ce soient les résidences sociales, les foyers de jeunes travailleurs ou encore les centres d'hébergement pour les demandeurs d'asile. Logiquement, ce chiffre n'englobe pas les suspicions. "Nous sommes très vigilants sur le sujet", insiste Fawaz Barmada. Les résidents qui présentent des symptômes sont confinés. Selon l'évolution de leur état de santé, ils peuvent soit être transférés vers le "centre de desserrement" de Frouard, soit être hospitalisés.

Le ramadan en cours et le déconfinement qui approche nécessitent de rester vigilant sur l'évolution de la situation.

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