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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : en danger, les libraires indépendants tiennent grâce à la solidarité

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Par , France Bleu Pays Basque

La fin mars s'annonce difficile et stressante pour les petites entreprises privées d'activité avec le confinement. Les perspectives du mois d'avril ont également de quoi inquiéter. Les librairies indépendantes, commerces fragiles, font partie des commerces menacés. Mais la solidarité s'organise.

Les rayons de la librairie Bookstore à Biarritz
Les rayons de la librairie Bookstore à Biarritz - Quentin Top / Bookstore

La promesse du Président de la République, dès sa première intervention devant les français le jeudi 12 mars au soir, de tout faire pour "éviter les faillites d'entreprises et protéger les indépendants" face à la crise sanitaire, et les mesures annoncées en suivant par le gouvernement ne suffisent pas à rassurer la plupart des professionnels concernés.

Fins de mois très difficiles

Les très petites entreprises (TPE), les petites et moyennes (PME) et les indépendants sont souvent fragiles, notamment par manque de trésorerie. La plupart sont à l'arrêt partiel ou total depuis le début du confinement. Aucune vente, aucune rentrée d'argent, et des factures à payer en fin de mois.

Le gouvernement a promis des aides à leur intention : un fonds de solidarité d'environ un milliard d'euros orienté vers les très petites entreprises, micro-entreprises et indépendants, la suspension des factures et loyers pour les PME, une aide de 1.500 euros sous condition aux indépendants et TPE, et une garantie pour les prêts bancaires. 

"Dans le flou total"

"C'est minime, mais c'est toujours plus que rien", réagit Kristel Bourg. Elle est la co-gérante de la librairie indépendante Bookstore à Biarritz. Un secteur particulièrement fragile et totalement à l'arrêt depuis le mardi 17 mars n'étant pas considéré comme indispensable. La cheffe d'entreprise a mis ses deux employés au chômage technique. Elle et son associée, travailleuse indépendante, ne touchent rien pour l'instant et l'entreprise n'a pas de couverture spécifique : "nous ne sommes pas couvertes pas notre assurance parce que la pandémie n'est pas reconnue, elle ne fait pas partie des conditions générales." 

"Comme tous mes confrères, je suis dans le flou total." Elle attend désormais la mise en oeuvre des annonces du gouvernement. Pour l'instant, elles tardent à se concrétiser : "c'est assez flou et _il n'y a rien de concret_." Après avoir consulter son comptable, elle a appris qu'elle ne pouvait pour le moment prétendre qu'à toucher les 1.500 euros promis aux indépendants qui ont du cesser leur activité et à bénéficier d'un prêt bancaire à taux réduit qui a encore du mal à se mettre en place sur le terrain. Rien de plus. 

La solidarité s'organise

"Dans notre tête on s'est dit que ce serait sûrement début mai que les choses allaient commencer à repartir, donc il faut tenir deux mois. Mais deux mois avec des loyers qui sont prélevés, des remboursements _bancaires, des factures de livres que vous n'avez pas pu vendre... il y a de quoi vite faire tomber les gens e_t plier un commerce."

Heureusement, la solidarité s'organise. "Les éditeurs ont vraiment joué le jeu. On reçoit des mails quotidiennement pour nous dire que nos échéances du mois de mars vont être reportées." L'un des deux propriétaires - le Bookstore devait ouvrir une deuxième librairie spécialisée "jeunesse" et BD à Biarritz courant avril - a également proposé de rééchelonner les loyers pour ne pas asphyxier l'entreprise. "Tout le monde ne joue pas le jeu, mais la plupart font un effort", se réconforte Kristel Bourg.

"Quinze jours anxiogènes"

L'incertitude sur la durée pendant laquelle les commerces non essentiels, comme les libraires, vont rester fermés ajoute au stress. "Les premiers quinze jours ont été un peu anxiogène, et là se dire que ça va peut-être encore durer 4 semaines... j'avoue que je n'ai pas de visibilité devant moi. Rien est insurmontable mais c'est vrai que c'est un gros truc", confirme la libraire de Biarritz.

D'autant que les indépendants doivent également faire face à la concurrence des grands distributeurs qui eux restent ouverts. "Là où c'est embêtant effectivement c'est que Amazon et les hypermarchés vendent des livres en quantité", confirme Marie de la librairie Hirigoyen à Bayonne.

Le drive n'est pas envisageable

Et si certains commerces, des restaurants, des enseignes de bricolage par exemple, commencent à réouvrir en organisant des drive, la solution est pour l'instant écartée par les libraires. C'est complexe à mettre en place, cela peut poser des problèmes quand au risque de transmission du virus, cela pose des problèmes de livraison, bref "ça complique beaucoup de choses pour un rapport économique nul", explique la Bayonnaise.

Une position qui est partagée par la quasi totalité, si ce n'est la totalité des indépendants affiliés à l'association des Librairies Indépendantes en Nouvelle-Aquitaine. On en compte 7 au Pays Basque, 4 en Béarn et 8 dans les Landes.

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