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Dossier : Coronavirus

Coronavirus en Dordogne : "Je vais au supermarché la boule au ventre", une caissière témoigne

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Par , France Bleu Périgord, France Bleu

Mélanie, hôtesse de caisse dans le Ribéracois en Dordogne, continue de travailler malgré les mesures de confinement. Mais les incivilités de certains clients lui font froid dans le dos.

Illustration
Illustration © Maxppp - Maxppp

Comme les personnels soignants, d'autres corps de métiers ont poursuivi leurs activités et sont en première ligne face à l'épidémie de coronavirus. Parmi eux, les hôtesses de caisses sont sur le pont malgré les mesures de confinement. Elles doivent assurer le fonctionnement des supermarchés afin de permettre aux Périgourdins d'effectuer leurs achats de première nécessité. 

Mélanie est caissière dans le Ribéracois. Du lundi au samedi elle fait garder sa fille à la maison pour aller travailler au supermarché. Cette maman regrette que certains clients ne respectent pas les mesures barrières : "On a des vitres en plexiglas, des gants, du gel hydroalcoolique. Il y a des gens qui nous soutiennent et d'autres qui n'en ont rien à faire. Ils ne respectent pas les distances de sécurité ou viennent tous les jours pour acheter trois bricoles au lieu de faire des courses pour une semaine. C'est parfois compliqué à gérer."

La peur d’être contaminée

Bien que toutes les précautions soient prises par la direction de son établissement, à cause des incivilités de certains clients, Mélanie est stressée en allant au travail : "Je vais au supermarché avec la boule au ventre. La surcharge de travail est morale. Même si on a peur il faut qu'on vienne au travail tous les jours. Il faut apprendre à gérer notre stress, notre peur pour garder des échanges cordiaux avec les clients." confie la mère de famille qui craint d'attraper le coronavirus et de le transmettre à sa fille en rentrant à la maison.

Mélanie, caissière dans le Ribéracois, regrette l'incivilité de certains clients

Un droit de retrait injustifié 

Dans la mesure où son entreprise a mis les mesures de prévention sanitaire en place, Mélanie ne peut pas faire valoir son droit de retrait et "poursuivre mon activité est une façon de faire preuve de solidarité envers mes collègues.

Avec le confinement qui risque d'être prolongé, Mélanie appelle à la responsabilité de la clientèle "si elle respecte les règles imposées, mes collègues et moi pourront tenir le coup jusqu'à la fin de la crise.

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