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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus en Dordogne : un maraîcher de Saint-André-Allas vend ses salades en libre-service

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Par , France Bleu Périgord

A Saint-André-Allas en Périgord Noir, un couple de maraîchers a trouvé un moyen original d'écouler sa production de salades destinée aux cantines et aux restaurants. Ils les ont vendues en libre-service devant la boulangerie du village. Les clients n'avaient qu'à laisser l'argent dans une boîte.

Toute la production est partie en 15 jours (photo d'illustration)
Toute la production est partie en 15 jours (photo d'illustration) © Maxppp - Alexandre Marchi PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

En cette période difficile de confinement, les agriculteurs rivalisent d'ingéniosité pour tenter d'écouler leur production. Après les ventes à la ferme, les drives, les livraisons à domicile, voici le libre-service de légumes. Un système entièrement fondé sur la confiance. 

400 à 500 salades à écouler

Ecoutez l'ITW de Bruno Materne, maraîcher bio à Saint-André-Allas

Lancés dans l'agriculture bio depuis 2018, Bruno et Sophie Materne fournissent habituellement les cantines scolaires de deux écoles, les campings et les restaurants. Mais pour cause de fermetures, ils se sont retrouvés avec un stock de 400 à 500 salades sur les bras. Le couple, qui procède parallèlement à la rénovation de gîtes, a donc réfléchi à une solution qui ne lui prenne pas trop de temps, "car la salade, ça ne rapporte pas énormément d'argent" reconnaît Bruno Materne. "En accord avec les boulangers, nous avons donc décidé de les déposer à la boulangerie le matin avec une petite boîte dans laquelle les gens déposent l'argent explique le jeune maraîcher. Le premier jour, la boulangerie nous a appelés à midi pour nous dire qu'il n'y avait plus de salades et de ne pas hésiter à en ramener. Nous avons fait ça quotidiennement, et ce sont entre 20 et 40 salades qui sont parties chaque jour! Et la serre s'est vidée en 15 jours.

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Les clients ont joué le jeu

Les clients ont joué le jeu de l'honnêteté, ce dont se félicite Bruno Materne. "L'honnêteté amène l'honnêteté" se réjouit l'ancien caméraman-monteur reconverti dans le maraîchage. Je vous avouerai que l'on ne compte même pas la caisse le soir. On prend ce qu'il y a dedans, et on est absolument certain que la plupart des gens jouent le jeu.

Au vu du succès, Bruno Materne est bien décidé à poursuivre l'expérience. "On ne sait pas encore comment, parce que quand il faut peser des légumes par exemple, c'est plus compliqué explique-t-il. Mais d'une manière ou d'une autre c'est quelque chose qu'on réitérera parce que ça nous amuse. Dans certains cas, cela facilite les choses, et puis je trouve qu'instaurer ce climat de confiance, c'est très chouette et je pense que cela fait plaisir au client aussi !" conclut-il.

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