Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus en Gironde : le télétravail, « on comprend que ça puisse être un choc »

-
Par , France Bleu Gironde

Alors que beaucoup de Français découvrent le télétravail, les 31 collaborateurs de la société BoondManager, éditrice de logiciels pour le secteur numérique et les cabinets de conseil, n’ont jamais vécu autre chose. Interview avec sa responsable marketing, la Girondine Lucie Barreau.

BoondManager est une entreprise distribuée, c'est à dire sans bureaux.
BoondManager est une entreprise distribuée, c'est à dire sans bureaux. - @BoondManager

France Bleu : le confinement ne change rien pour vous, professionnellement parlant ?

Lucie Barreau : On pratique le télétravail depuis une dizaine d’années. Donc pour nous la situation n’a pas changé à ce niveau là puisque notre organisation était déjà à 100% télétravail pour 100% de nos collaborateurs. Mais on a vu des problématiques émerger pour beaucoup d’entreprises qui d’un coup découvraient le télétravail. On s’est dit que  nous aussi on pouvait aider en leur fournissant des bonnes pratiques et en les accompagnant au quotidien sur ces nouveaux enjeux.

Quels sont vos conseils ?

Ce qu’on peut conseiller concrètement c’est la mise en place de rituels. On travaille dans le même endroit que celui où on vit. Quand on sort de sa maison et qu’on se rend au bureau, ça crée une barrière. On essaie de la recréer. Chez nous, le bureau est un outil de messagerie qui s’appelle Slack. Le matin à 9h, on se connecte et on dit bonjour à ses collègues. C’est une façon de marquer ce début de journée. Même chose à 18h pour reproduire le fait de quitter son bureau et de rentrer dans sa famille. Dans le même ordre d’idée, on conseille d’avoir chez soi une pièce ou un endroit dédié à l’espace professionnel. 

Les gens, quand on leur fait confiance, ils sont reconnaissants et ils ont tendance à s’auto-discipliner et s’auto-organiser. Si les gens ont des objectifs, qu’ils savent où trouver les informations, ce qu’ils ont à faire, dans quels délais, on n’a pas besoin de les surveiller.

En quoi le télétravail change-t-il le management ?

L’important, c’est la confiance. Il ne s’agit pas de surveiller ses collaborateurs, de les fliquer, de faire des réunions en visioconférence toute la journée en se demandant s'ils travaillent ou non. Les gens, quand on leur fait confiance, ils sont reconnaissants et ils ont tendance à s’auto-discipliner et à s’auto-organiser. Si les gens ont des objectifs, qu’ils savent où trouver les informations, ce qu’ils ont à faire, dans quels délais, on n’a pas besoin de les surveiller. La confiance est vraiment un élément clé de l’organisation.

Il faut quand même garder un vrai lien ?

On entend souvent dire que le télétravail peut mener à l’isolement. On fait attention dans notre recrutement à ce que nos collaborateurs aient déjà une vie personnelle, sociale et familiale, riche. Et qu’ils n’attendent pas tout du travail. Mais ça ne veut pas dire qu’on n’a pas créé de vrais liens, une vraie culture d’entreprise. Ce qu’on organise, ce sont des séminaires. Trois fois par an, on se voit pour de vrai, physiquement. Et ça crée des liens entre nous.

Les collaborateurs se retrouvent trois fois par an lors de séminaires.
Les collaborateurs se retrouvent trois fois par an lors de séminaires. - @BoondManager

Vous comprenez que ce soit difficile, du moins au début ?

Bien sûr. Surtout quand c’est imposé. Nous on a choisi cette organisation. Quand ça arrive du jour au lendemain... Les outils informatiques, les organisations n’ont pas été prévus à l’avance, on comprend que ça puisse être un choc. On l’a toujours dit, chez nous ça ne convient pas à tout le monde. Malgré tout, en ce moment il faut le faire donc on peut le faire bien. Et mieux.

Après le confinement, ces habitudes de travail peuvent-elles devenir la norme ? 

Oui et non. On pense qu’il va y avoir une possibilité de le faire pour ceux qui le souhaitent, soit côté management, soit côté employés. Ceux qui le veulent vont découvrir qu’ils peuvent être tout aussi productifs à la maison. D’un point de vue écologique, diminuer l’utilisation de la voiture, ça ne va pas faire de mal non. Une fois les outils mis en place, peut-être que quelques jours par semaine ce sera plus facile. On pense qu’il va y avoir une démocratisation énorme de ces pratiques. Là où on émet une réserve, c’est qu’aujourd’hui pour les parents avec les enfants à la maison, ce n’est pas le cadre du télétravail classique. Et dans ce cas-là certains personnes peuvent le vivre de façon un peu difficile puisque télétravail et garde d’enfants ne sont pas forcément compatibles. On pense que certaines personnes vont avoir hâte de retourner à leur bureau. Ça va dépendre des personnalités et de l’organisation de la famille.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu