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Coronavirus et confinement : une situation très compliquée pour les commerçants sur les marchés

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Par , France Bleu Isère

Apres les tergiversations de ces derniers jours à propos des marchés à ciel ouvert, les commerçants et les mairies s'organisent comme ils peuvent pour appliquer les nouvelles règles édictées par le gouvernement. Exemple avec la présidente de l'Union des commerçants non-sédentaires du nord -sère.

Des marchés ont rouvert en Isère, avec des règles très strictes
Des marchés ont rouvert en Isère, avec des règles très strictes © Radio France - Gérard Fourgeaud

Un véritable flou pour les clients et commerçants des marchés à ciel ouvert. En dix jours, ils ont été d'abord maintenus, puis brutalement interdits, puis finalement de nouveau autorisés par dérogation avec des règles strictes dans certaines communes. Difficile à suivre pour les clients et véritable casse-tête pour les mettre en place pour les commerçants et les mairies. Carine Lenglumé qui préside l'union des commerçants non-sédentaires du Nord-Isère est l'invitée de France Bleu Isère.

Carine Lenglumé jointe par France Bleu Isère

A titre personnel déjà, est ce que vous pouvez travailler ? 

Alors moi non, n'étant pas dans l'alimentaire mais dans les produits manufacturés (maroquinerie, textile, vêtements, etc...) cela fait vingt jours que je suis à l’arrêt. On a bien eu des promesses d'aides de l'Etat, mais on ne voit rien venir et on a la possibilité de faire des prêts bancaires d'un montant correspondant à 25% de notre chiffre d'affaire de l'année dernière. Mais bon n'ayant pas de rentrée financière, la situation devient très compliquée.

Et les commerçants dans l'alimentaire, comment réagissent-ils après cette valse hésitation du gouvernement et ces instructions contradictoires ? 

La dernière dérogation qui est tombée est très complexe à appliquer pour les maires et les commerçants. Si on prend l'exemple de Bourgoin-Jallieu où il y a habituellement plusieurs dizaines de commerçants sur le grand marché du jeudi. La préfecture nous dit "pas plus de cinq". Et alors comment on les choisit ? Qui les choisit ? La mairie m'a appelé,  on a beaucoup discuté avec les élus, le placier. Finalement on a choisi de faire tourner, cinq par cinq, semaine après semaine, pour que tout le monde ait la chance de pouvoir un peu travailler.   

Ça ne doit pas être facile à accepter comme situation quand on sait que par ailleurs les grandes surfaces sont ouvertes normalement ?  

Oui c'est sûr. Par exemple j'ai un ami poissonnier. Il me dit que si il ne travaille que le jeudi, si il n'a pas le droit d'aller sur les marchés où il va d’habitude le vendredi, le samedi et le dimanche, il ne peut pas s'approvisionner correctement pour une seule matinée. C'est impossible. Et c'est pareil pour les fruits et légumes. En plus certains commerçants et certains clients ne comprennent pas pourquoi on met ces règles strictes sur les marchés où justement on est à l'air libre alors que dans les grandes surfaces, les clients et personnels sont confinés à l'intérieur.

Est-ce que vous pensez que la situation est claire cette fois et que ça ne bougera plus ?

Je pense que malheureusement la situation va encore bouger dans les prochaines semaines, quand on voit l'évolution de la maladie qu'on ne maîtrise pas. D'ailleurs j'ai dit aux collègues qui reprennent les marchés et qui m'ont contacté pour savoir quelle semaine ils avaient le droit, je leur ai dit d'être prudent. Comme les transporteurs ou les caissières, on prend un risque sanitaire en allant travailler. C'est difficile de dire aux gars "allez-y, sortez" alors qu'on les envoie peut-être s'exposer... Il y a des "alimentaires" qui m'ont dit qu'ils avaient vendu tout leur stock et que du coup ils arrêtaient pour ne pas mettre en danger leur famille.

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