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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : faut-il maintenir ou suspendre les chantiers?

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Par , France Bleu Maine

Alors que le gouvernement affirme avoir trouvé un accord avec les acteurs du BTP, de nombreux artisans suspendent leurs chantiers pour préserver leurs salariés de l'épidémie de coronavirus.

Certains patrons du BTP craignent d'engager leur responsabilité si un salarié tombe malade en travaillant
Certains patrons du BTP craignent d'engager leur responsabilité si un salarié tombe malade en travaillant © Radio France - Lagain Aurelie

Faut-il maintenir ou suspendre les chantiers ? Dans le secteur du bâtiment, c’est le flou total. 

Ce week-end le gouvernement a affirmé avoir trouvé un accord avec les acteurs du BTP. La reprise des chantiers concernerait les "activités essentielles", mais pour l'heure aucune liste précise n'a été publiée. En attendant de nombreux artisans ont mis leurs salariés au chômage technique

Des chantiers suspendus

C'est d'ailleurs ce que préconise la Capeb, le syndicat qui regroupe les artisans et les petites entreprises du bâtiment. "On ne peut pas exposer nos salariés, nos chefs d'entreprise pour aller vers la catastrophe", considère Bruno Hatton, le co-président de la Capeb dans la Sarthe.

A la tête d'une entreprise de six salariés spécialisée dans l'isolation thermique à Savigné-L'Evêque, Bruno Job a suspendu tous ses chantiers : "On reste confinés. Je ne veux pas risquer de contaminer la France et de détruire la vie de famille de mes salariés."

Difficile d'appliquer les gestes barrière sur les chantiers

D'autant que cet artisan ne peut fournir ni gel hydroalcoolique, ni masques de protection à ses salariés. Il n'a pas la possibilité non plus de leur fournir un véhicule individuel pour les déplacements professionnels. 

Dans ces conditions, le patron voit mal comment respecter les consignes de distanciation sur ses chantiers : "On travaille à plusieurs sur nos échafaudages. Rien que pour lever les échelles, il faut être deux. Je sais pas comment faire autrement."

Un jour, le président nous dit de nous confiner, l'autre jour, Muriel Pénicaud nous traite de faignants. On n'y comprend plus rien

L'autre inquiétude pour les entrepreneurs du BTP, c'est la question de leur responsabilité pénale en tant que chef d'entreprise. "Que fera-t-on quand un salarié contaminé nous dira : "c'est à cause de vous qui m'avez forcé à travailler?" On ne peut pas prendre ce risque", s'alarme le co-président de la Capeb 72.

Face aux consignes contradictoires du gouvernement, Bruno Job, est désemparé. "Un jour, le président nous dit de nous confiner, l'autre jour, Muriel Pénicaud nous traite de faignants. On n'y comprend plus rien". Cet artisan sarthois attend désormais des instructions claires, d'autant que le temps presse. "Ma trésorerie ne tiendra que jusqu'à la fin du mois", s'inquiète l'entrepreneur.

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