Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus

Coronavirus : inquiétudes après le décès d'un intérimaire de Fedex, le secteur appelle "au droit de retrait"

-
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Un salarié intérimaire de 60 ans est décédé des suites du coronavirus dans le plus grand hub Fedex d'Europe, à Roissy, en ïle-de-France. La plateforme emploie 2.500 salariés. Les syndicats du secteur appellent les salariés à exercer leur droit de retrait "individuel".

La salarié intérimaire de la plateforme Fedex à Roissy est décédé des suites du coronavirus. Ce décès provoque de vives inquiétudes chez les syndicats du secteur.
La salarié intérimaire de la plateforme Fedex à Roissy est décédé des suites du coronavirus. Ce décès provoque de vives inquiétudes chez les syndicats du secteur. © Maxppp - Vincent Isore

Après la décès d'un salarié de 60 ans dans le plus grand hub Fedex d'Europe à Roissy, les inquiétudes sont vives chez les syndicats du secteur. Le salarié est décédé des suites du covid-19 le 24 mars dernier. La plateforme emploie 2.500 salariés. Les syndicats CFDT, FO et CFTC du transport routier appellent les chauffeurs à exercer "individuellement" leur droit de retrait à partir de ce lundi 30 mars. "Mais pas seulement, nous appelons au droit de retrait de tous les salariés de la chaîne transport, ceux qui sont également sur les plateformes logistiques, tous les métiers liés aux transports", explique Thierry Douine, président de la fédération des transports CFTC, joint par France Bleu Paris.

Les transports non essentiels

"Aujourd'hui, nous ne sommes pas assez protégés. C'est pour cela que nous appelons à un droit de retrait individuel. Depuis dix jours, on a encore de grosses lacunes de protection qui sont inacceptables dans notre profession, c'est-à-dire qu'on a des salariés qui n'ont pas de gants, pas de masques, pas de gels hydroalcoolique et qui sont au contact d'autres personnels et au contact de gens qui peuvent véhiculer cette épidémie", poursuit Thierry Douine.

On n'envoie pas un salarié sans protection comme on enverrait un soldat à la guerre sans armes - Thierry Douine

Alors que dans d’autres pays d’Europe, toutes les activités non essentielles sont stoppées, "en France on continue à brader la vie des salariés au profit des entreprises qui persistent à ne pas respecter les mesures prises pour lutter contre cette pandémie", soulignent les syndicats dans un communiqué. Et Thierry Douine d'ajouter : "On n'envoie pas un salarié sans protection comme on enverrait un soldat à la guerre sans armes. Le président nous a dit qu'il s'agissait d'une guerre. Il nous faut des protections".

Les syndicats assurent qu'ils demandent le droit de retrait pour les "transports non essentiels". "En aucun cas, nous le demanderons pour l'alimentaire et les médicaments", conclut Patrice Clos, secrétaire général FO de la fédération des salariés

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu