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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : l'inquiétude des syndicats chez ArcelorMittal Florange

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Le site de Florange a repris ses activités la semaine dernière mais la plupart des syndicats sont inquiets des risques pour la santé des salariés.

ArcelorMittal à Florange (Moselle), le 16 janvier 2020.
ArcelorMittal à Florange (Moselle), le 16 janvier 2020. © Radio France - Cécile Soulé

"On serre les fesses, c'est une folie que de continuer la production !" L'inquiétude est grande pour Frédéric Weber, secrétaire adjoint du syndicat FO d'ArcelorMittal Florange, qui ne comprend pas pour quelles raisons sa direction a acté, la semaine dernière, la reprise progressive de l'activité. Dans un communiqué publié ce lundi, celle-ci se justifie affirmant que le site de Florange est un "fournisseur critique" pour d'autres industries, comme l'emballage alimentaire (boîtes de conserve) et l'acier automobile. "La demande est aujourd’hui essentiellement tournée vers le secteur de l’emballage, néanmoins, plusieurs constructeurs automobiles européens poursuivent leur activité et d’autres, notamment en France, sont en passe de reprendre progressivement leur production, ce qui aura une influence sur  la demande globale" précise la direction.

Le CHR de Metz-Thionville crie au secours et nous on reprend notre activité ?

"Pour ce qui est du packaging on peut comprendre" commente le secrétaire du syndicat CFDT Julien Walterspieler, "les commandes ont un peu augmenté du fait de la consommation, par contre pour l'automobile on s'interroge. La direction nous dit que c'est à destination des véhicules spéciaux comme les ambulances ou les camions de pompiers. J'espère qu'ils ne se cachent pas derrière ça..."  "Nous estimons que faire des bobines pour l'automobile, ce n'est pas essentiel en ce moment" ajoute Frédéric Weber, faisant référence à l'appel lancé par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire auprès des "secteurs essentiels au fonctionnement du pays". 

"ArcelorMittal veut juste honorer les commandes auprès de certains constructeurs automobiles, estime le syndicaliste. Seulement il y a un danger aujourd'hui. Si l'un de nos salariés a un accident du travail, comment va-t-il être pris en charge dans les hôpitaux ? Le CHR de Metz-Thionville est surchargé, crie au secours et nous on reprend notre activité ? La priorité doit être dans la préservation du système de hospitalier afin de garantir l'accueil et qu'il n'y ait pas de pertes de chances pour les malades."

Deux cas confirmés, cinq autres personnes présentent des symptômes

La direction affirme avoir mis en place "toutes les mesures sanitaires" permettant le retour progressif de la production et dément "fermement toute volonté de se décharger de ses responsabilités vis-à-vis de la santé et de la sécurité de ses salariés". "C'est vrai qu'il y a des efforts de faits sur les gestes barrières, reconnaît Frédéric Weber, mais le risque zéro n'existe pas, il nous faut aussi des gants et des masques".

ArcelorMittal dit avoir deux cas de coronavirus confirmés par l'ARS, cinq autres personnes présentant des symptômes ont été placées en arrêt maladie. D'après les syndicats, le taux d'absentéisme tourne "autour de 20-30 %" depuis la reprise. "La peur est là", constate Julien Walterspieler (CFDT), "personne n'est obligé d'aller au travail, on y veille, mais c'est un peu du volontariat. Cette crise va laisser des traces." La CFDT indique avoir demandé, en plus du renforcement des mesures sanitaires, une indemnisation du chômage partiel à 100 % ainsi que le versement d'une prime.

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