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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : l'usine Bosch de Rodez arrêtée

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Par , France Bleu Occitanie

Les salariés le demandaient, la direction de Bosch annonce ce mardi qu'elle suspend jusqu’au 24 mars la production d’injecteurs diesel à Rodez en raison du coronavirus, mais aussi de la baisse des commandes.

L' usine Bosch de Rodez est à l'arrêt depuis Mardi 17 Mars et jusqu'au 24 Mars en pleine épidémie du coronavirus
L' usine Bosch de Rodez est à l'arrêt depuis Mardi 17 Mars et jusqu'au 24 Mars en pleine épidémie du coronavirus © Radio France - Olivier Lebrun

Comme toute la filière automobile, après PSA , Renault ou Michelin, Bosch met temporairement à l’arrêt son usine de Rodez qui fabrique des injecteurs diesel.  

Certains salariés de l’usine Bosch de Rodez avaient déjà fait valoir leur droit de retrait en raison de la promiscuité dans les ateliers incompatible avec les préconisations contre l’épidémie de coronavirus. Logiquement, la direction a pris la décision ce mardi à la mi-journée de suspendre la production des injecteurs diesel jusqu’au 24 mars, dans un premier temps, en attendant les consignes du gouvernement sur l’évolution de l’épidémie.  

Les salariés entre soulagement et inquiétude  

La nouvelle est bien accueillie par les salariés qui s’inquiétaient pour leur santé et celle de leur famille. « Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut éviter les contacts humains, il faut éviter de voir plus de cinq personnes par jour, là dans les ateliers, les salariés voyaient beaucoup plus que cinq personnes par jour, et il y avait souvent moins d’un mètre entre eux » explique le délégué CGT de la Bosch Yannick Anglarès. 

Yannick Anglarès - délégué CGT Bosch Rodez

« Pour reprendre le travail mardi prochain, il nous faudra de vrais garanties sur notre sécurité sanitaire, des masques, des gants, des assurance de désinfection dans les ateliers, sinon, on ne reprendra pas le travail » prévient le secrétaire CE du syndicat SUD Cédric Belledent.  

Des motifs économiques plus que sanitaires

Les salariés de l’usine de Rodez frappée par le déclin du diesel ont des raisons de s’inquiéter des conséquences économiques de cet arrêt sur l’avenir de l’usine.   Pour justifier cet arrêt de la production, la direction du site avance des motifs économiques, plutôt que sanitaires. « Nous stoppons temporairement la production avant tout en raison d’une baisse des commandes de nos clients. » indique Patrick Meillaud, le directeur économique du site de Bosch Rodez.  

« On était déjà inquiet pour l’avenir du site avant la crise du coronavirus, il est clair que cet arrêt ne va pas arranger les choses, estime Yannick Anglarès de la CGT. "On espère que Bosch ne se servira pas de l’alibi coronavirus pour accélérer, soit la fermeture, soit une restructuration du site plus rapide que celle qui est prévue. » 

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