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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la crise sanitaire favorise la consommation des produits locaux

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Par , France Bleu Provence, France Bleu Azur

Depuis le début du confinement, la consommation des produits alimentaires locaux est en forte hausse. Plus d'un Français sur 5 dit avoir changé sa façon de consommer.

Les fraises de Carros récoltées dans les Alpes-Maritimes
Les fraises de Carros récoltées dans les Alpes-Maritimes © Maxppp - Eric Ottino

Pendant le confinement, les entreprises françaises de l'industrie alimentaire continuent de produire. À Aubagne, l'usine des chips Sibell recrute même du personnel pour répondre à la demande des grandes surfaces en hausse. Même si l'entreprise a perdu 25 à 30 % de son chiffre d'affaires lié à la restauration collective. Elle fait face aussi à l'absence de salariés confinés chez eux.

La proximité plébiscitée

D'autres secteurs alimentaires régionaux profitent aussi de la crise sanitaire. Souvent obligés de fermer, les commerçants inventent des moyens pour garder le contact avec leurs clients. Aux Halles d'Avignon par exemple, la fermeture a été un gros coup dur pour la quarantaine de commerçants qui y sont installés. Certains ont perdu jusqu'à 65% de leur chiffre d’affaires

Alors pour continuer à vendre, les commerçants des Halles ont inventé un nouveau modèle de commerce de proximité. Ils ont mis en place la livraison à domicile. Les commandes sont centralisées et les courses regroupées. Chaque matin, à partir de 9h, vous pouvez téléphoner à un des commerçants participant à l’opération et lui commander vos courses qui vous seront livrées le lendemain. Ils arrivent à près de 200 commandes par jour en semaine, et jusqu'à 300 le week-end.

Plusieurs enquêtes réalisées depuis le début de la crise sanitaire montrent que le comportement des consommateurs a changé. Selon le sondage de l'entreprise Happydemics, 22 % des Français n'achètent plus comme avant avant. Dans le détail des réponses, 47 % de ces consommateurs affirment préférer désormais des produits locaux.

Christophe Ferraro, producteur de fraises de Carros à Gattières dans les Alpes-Maritimes dresse ce constat. "Au début du confinement j'étais inquiet, j'ai perdu quatre clients, des grossistes qui livrent des restaurants. Mais finalement les revendeurs sur les marchés passent des commandes plus importantes et j'ai trois fois plus de demandes pour les paniers de fruits et légumes".

L'agriculteur vend également beaucoup plus de fraises en vente directe sur son exploitation. Il écoule ainsi 600 à 800 kilos de fraises quotidiennement, sans difficulté. Les dirigeants de supermarchés se montrent aussi solidaires en s'approvisionnant davantage chez les producteurs locaux se réjouit Jean-Philippe Frère président du syndicat agricole FDSEA dans les Alpes-Maritimes.

"Certains exploitants livrent essentiellement des hôtels et restaurants, ils ont d'abord pris une grosse gifle. Ils se sont retrouvés avec la moitié de leur marchandise sur les bras et heureusement les grandes et moyennes surfaces ont joué la carte locale et je dois dire pour la plus grande partie sans discuter les prix. Les producteurs locaux n'ont pas augmenter leurs prix non plus. Le but est d'inciter à consommer local". 

Et après la crise ?

Ces nouveaux comportements vont-ils disparaître après l'épidémie ? Non répondent 54 % des personnes interrogées dans une autre enquête, menée par l'institut Bonial. Une sur cinq souhaite privilégier l'achat de produits locaux. 

Pourtant, à Aubagne, le directeur général de l'usine Sibel n'y croit pas. "Ils vont consommer local et partiront en vacances en France cet été, dit Jonathan Leys. Mais au bout de quelques semaines, ils auront oublié et reprendront les habitudes d'avant. C'est triste. On veut acheter moins cher alors que pendant la période Covid-19, on est bien content d'avoir des produits de nos agriculteurs français."

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