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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la France devrait perdre "presque un million" d'emplois cette année selon la Banque de France

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Par , France Bleu

Selon les prévisions de la Banque de France publiées ce mardi, l'économie française devrait mettre au moins deux ans à se relever de la pandémie. L'institution prédit une chute record d'environ 10 % du PIB cette année et un taux de chômage de 11,8% mi-2021.

La France devrait perdre "presque un million" d'emplois en 2020, estime la Banque de France (illustration).
La France devrait perdre "presque un million" d'emplois en 2020, estime la Banque de France (illustration). © Maxppp - PHOTOPQR/OUEST FRANCE/Marc OLLIVIER

La reprise "progressive" entamée avec la levée du confinement, et qui se traduira par un rebond de l'économie dès le troisième trimestre, ne suffira pas a éviter une récession inédite de l'économie cette année estime la Banque de France qui publie ce mardi ses projections macroéconomiques jusqu'en 2022. L'institution anticipe une chute record d'environ 10% du PIB cette année. Le taux de chômage pourrait atteindre un pic de 11,8% mi-2021.

Dans l'hypothèse où l'épidémie serait contrôlée, "2021 et 2022" seront "des années de redressement net mais progressif", prédit la Banque de France, avec une croissance de 7% prévue l'an prochain, puis une progression de 4% du PIB en 2022. Mais "ce fort rebond apparent ne permettra pas de retrouver le niveau d'activité de fin 2019 avant mi-2022", selon l'institution.

Si les fermetures de sites dans l'industrie "sont devenues marginales" et que le bâtiment reprend "de façon très dynamique", d'autres secteurs sont en grande difficulté note la Banque de France, à l'image de l'hébergement ou la restauration, encore en partie confinés.

La consommation des ménages, "élément essentiel" de la reprise

Selon l'institution, l'élément "essentiel" de la reprise sera le rythme du rebond de la consommation des ménages. Il est "probable que la montée attendue du chômage et le contexte global de forte incertitude continuent de peser sur les comportements d'achats", estime-t-elle. 

Le taux de chômage devrait atteindre plus de 10% fin 2020, et grimper jusqu'à un pic supérieur à 11,5% à la mi-2021, un niveau "au dessus des précédents historiques", projette la Banque de France. Il faudra attendre 2022 pour le voir redescendre à 9,7%. Avec une épargne cumulée autour de 100 milliards d'euros, le taux d'épargne des ménages devrait dépasser les 22% cette année et la consommation reculer de 9,3%.  

Ce scénario de reprise, qui repose sur l'hypothèse d'une économie qui s'adapte aux contraintes sanitaires, ne tient pas compte des futures mesures de relance que le gouvernement devrait prendre, à la fois dans son nouveau budget rectifié et dans le plan de relance annoncé pour la rentrée. La reprise dépendra aussi de l'évolution de l'épidémie note la Banque de France. Elle pourrait être plus rapide en cas de découverte d'un traitement ou d'un vaccin mi-2021 ou à l'inverse beaucoup plus lente si l'épidémie reprenait de la vigueur et imposait de nouveau des mesures de confinement, prévient-elle.

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