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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : plusieurs jardineries basques veulent l'extension des produits classés "de première nécessité"

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Par , France Bleu Pays Basque

Après plus d'une semaine d'ouverture partielle, plusieurs jardineries du Pays basque espèrent un élargissement de règlement d'autorisation de sorties des consommateurs afin qu'ils puissent se fournir aussi en produits de semence notamment.

La jardinerie Lafitte de Bayonne aimerait que les produits notamment de type semence soit ouverts au public
La jardinerie Lafitte de Bayonne aimerait que les produits notamment de type semence soit ouverts au public - Jean Michel Olaizola

Depuis plus d'une semaine, le pays est confiné chez lui. Des attestations dérogatoires sont néanmoins possible, pour travailler, sortir une petite heure pour courir 1km autour de son domicile, faire sortir son animal, se soigner, venir en aide à un proche malade, les gardes partagées, mais aussi les convocations de justice, et participer à des travaux d'intérêts généraux à demande de l'administration.

Et puis évidemment, il est possible de sortir de chez soi pour faire ses achats de premières nécessités. Et c'est bien là que le bas blesse pour de nombreuses entreprises, contraintes de fermer. La jardinerie Lafitte à Bayonne elle est ouverte, partiellement. En effet, sa partie animalerie est bien ouverte, notamment pour nourrir ses animaux. En revanche, tout le reste du magasin est inaccessible aux clients. "On a du faire tout un parcours dans le magasin pour les mener jusqu'à l'animalerie".

Les semences comme produit de nécessité

En effet, seule cette partie de l'activité est considéré comme "première nécessité", le reste, en somme la partie jardinerie, est fermée. Le directeur du magasin Jean Michel Olaizola aimerait bien que le gouvernement assouplisse un peu cette classification afin qu'il puisse vendre notamment tout ce qui concerne la semence. "Nous aimerions que l'état définisse un peu mieux les achats essentiels, et que les produits de semence notamment de plant de pomme de terre, tomate, salade soient considérés comme essentiels car les gens pourront les planter, les faire pousser chez eux et ensuite le consommer, et ce seront bien des produits essentiels".

Même chose pour le Gamm' Vert de Saint Pée sur Nivelle contraint de n'ouvrir que la partie animalerie. "C'est important, niveau alimentaire mais c'est important aussi car les gens ont besoin d'entretenir leur jardin." explique Hervé Jaucen, direceur du Gamm' Vert." Lui aussi aimerait bien que ces produits de semence puissent être achetés dans son établissement. 

"Paradoxalement dans les grandes surfaces les gens peuvent trouver ces produits", poursuit Hervé Jaucen

Habituellement, pendant les mois de mars, avril, et mai sa jardinerie réalise 40% de son chiffre annuel.  Et économiquement, ça représente déjà un grand manque à gagner à la jardinerie Lafitte aussi. Le directeur a évalué à 500 000 euros en cas de fermeture quasi-totale comme c'est le cas maintenant pendant un mois. "C'est notre grosse saison, nous avions les stocks plein", explique Jean Michel Olaizola.

Outre l'aspect économique, il est inquiet que ces produits de semence doivent finalement être détruits. "Ces semences de pomme de terre, d'aromatique, de salade c'est maintenant à jamais, ils n'ont pas un mode de conservation assez long, et donc si on ne les vend pas, ça sera forcément à jeter !" déplore Jean Michel Olaizola.

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