Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Coronavirus : la presse manchoise fragilisée mais pleine d'espoir

-
Par , France Bleu Cotentin

Des ventes en baisse et des annonceurs absents, des abonnements qui décollent et une audience sur le web qui explose... Le bilan de deux mois de confinement pour la presse est très contrasté dans la Manche.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Radio France - Benoît Martin

Question : faut-il voir le verre à moitié plein ou à moitié vide lorsqu'on se penche sur son bilan économique au sortir de deux mois de confinement? Dans la Manche, les acteurs de la presse écrite préfèrent retenir les enseignements positifs de la crise du coronavirus et du confinement qui l'a accompagnée. 

On s'était imaginé un scenario tellement catastrophique qu'on se satisfait d'une petite baisse de la diffusion.

"On s'était imaginé un scenario tellement catastrophique que forcément, on se satisfait d'une petite baisse de diffusion!" Ces propos sont ceux de Laurent Gouhier, le directeur de la Presse de la Manche. Comme tous les titres de la presse régionale et nationale, il a constaté une baisse de la vente au numéro de son journal. Et il l'explique très simplement. "On a compté jusqu'à 18% de nos revendeurs de presse fermés au début du confinement. Sans parler de ceux qui ont réduit leurs horaires d'ouverture. Mathématiquement, il y avait moins d'opportunités de trouver le journal pour l'acheter. Et puis les lecteurs sortaient moins souvent". Un phénomène confirmé par ses collègues des autres titres manchois, "Mais ça n'a pas duré longtemps", souligne Nicolas Denoyelle. Le patron de Ouest-France dans la Manche observe que de nombreux distributeurs ont rapidement rouvert. Le quotidien du grand-ouest s'est en revanche heurté à d'autres problèmes de diffusion. _"La distribution postale a souffert durant cette période_", poursuit le directeur départemental. 

Les abonnements limitent la casse

Heureusement, la presse régionale dispose encore d'un nombre important d'abonnés. "C'est notre grosse force", estime Nicolas Denoyelle. "Plus des 2/3 des numéros de Ouest-France sont distribués par nos porteurs, directement aux abonnés, et ce service n'a pas flanché". Même  constat et satisfaction de son confrère de la Presse de la Manche Laurent Gouhier. C'est aussi ce qui a permis à La Gazette de la Manche, de résister aussi durant cette période. "La baisse des ventes est évidemment là, mais _nos abonnés sont les plus nombreux et garantissent l'équilibre économique de notre titre_" souligne Pascale Brassinne, la rédactrice en chef de l'hebdomadaire du Sud-Manche.

Quasiment plus de pub locale (...) c'est une perte vertigineuse

Cet équilibre, il est fonction évidemment du nombre de lecteurs, donc du nombre de journaux achetés, mais aussi de la présence de la publicité. Les espaces vendus aux annonceurs mais ont quasiment disparu des pages des journaux ces dernières semaines. Pascale Brassinne le constate, "les commerciaux de la Gazette de la Manche chargés de vendre ces espaces publicitaires se sont retrouvés au chômage technique, faute d'activité". De son côté, Laurent Gouhier, le patron de la Presse de la Manche, parle d'une période "très compliquée. Il n'y avait quasiment plus de pub locale, c'est une perte vertigineuse qui fait que sur la période, le groupe aura perdu de l'argent. Mais nous avons géré de telle manière que l'avenir n'est pas menacé".

Une audience internet en très forte progression

Et puis en parlant d'avenir, les responsables de la presse écrite, voient d'un très bon oeil les scores excellents réalisés sur internet. "Les chiffres d'audience ont explosés", commente Nicolas Denoyelle, de Ouest-France. "Nous avons proposé un abonnement gratuit de 2 mois et nous avons enregistré 65 000 abonnements à l'échelle du groupe! Quant à la consultation des pages gratuites, _certains jours, nous avons atteint des pics à 10 millions de vues!_" Une tendance qui se vérifie pour les sites internet et les journaux en ligne des autres titres manchois. Une incitation supplémentaire à poursuivre l'effort qu'ils ont engagé depuis plusieurs années pour toucher de nouveaux lecteurs via le numérique. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess