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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la soixantaine de centres équestres meurthe-et-mosellans plongés dans la crise

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Par , France Bleu Sud Lorraine

En Meurthe-et-Moselle, comme dans le reste de la France, la soixantaine de centres équestres du département font aussi face à la crise économique et sanitaire engendrée par la propagation du coronavirus. Ces clubs doivent continuer à nourrir les chevaux mais n'ont plus de rentrée d'argent.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp - Norbert Falco

Depuis le mois de mars, les 200 licenciés du centre équestre meurthe-et-mosellan du Poncet, à Ormes-et-Ville, ont déserté leur club. Il ne reste plus que le dirigeant, Benjamin Mih, son apprentie et ses soixante chevaux à nourrir

Deux employés au chômage technique

"Comme on n'a plus de rentrée, on a été obligé de mettre une partie de l'équipe au chômage technique, explique Benjamin Mih. Donc pour nous, ça fait beaucoup de boulot." Douze heures de travail par jour, non rémunérées pour le dirigeant puisqu'il ne se verse plus de salaire

Il estime avoir déjà perdu les deux tiers de son chiffre d'affaires, le printemps et le début d'été étant des périodes cruciales pour les trésoreries du club. "C'est à ce moment-là qu'on fait le plus gros de notre chiffre... qu'on ne fera pas cette année", poursuit-il, amer. 

On va essayer de tout faire pour qu'il y ait le moins de casse possible - Jean-Louis Pinon, du comité régional d'équitation

Benjamin Mih qui peut encore compter sur les pensions versées par les propriétaires de chevaux. Mais ce n'est pas le cas de tous les clubs. "Ceux qui font de l'enseignement en majorité sont les plus touchés, déplore le président du Comité régional d'équitation (CRE) dans le Grand-Est Jean-Louis Pinon. Il y a beaucoup de clubs qui étaient déjà dans des limites économiques extrêmes. Comme dans toutes ces économies difficiles, il y aura de la casse. Hélas."

Un plan d'aide du gouvernement

Avec l'Etat et la Fédération française d'équitation, le CRE travaillent déjà sur l'après-confinement. "On est en train d'essayer de trouver des formules pour que les clubs puissent ré-attirer leurs clients. C'est notre priorité, plus que tout autre : l'essentiel ce serait que les gens reviennent et manifestent auprès de leurs clubs une certaine fidélité," conclut Jean-Louis Pinon. 

En attendant le plan d'aide annoncé par le gouvernement, la plupart des centres équestres ont déposé des dossiers pour bénéficier du fonds de solidarité proposé par l'Etat ou du fonds Résistance déployé par la région.

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