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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : le coup de gueule d'un commerçant de Mont-de-Marsan contre les banques

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Par , France Bleu Gascogne, France Bleu

Ce commerçant de Mont-de-Marsan, qui possède deux établissements en centre-ville, fermés depuis plus d'une semaine maintenant à cause du confinement dû au coronavirus, a découvert que ses échéances bancaires seraient bien repoussées, mais avec des frais dit "intercalaires".

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Radio France - AURÉLIE LAGAIN

Alexandre Ricaud est en colère. Ce Montois possède deux établissements, un bar et un restaurant dans le centre-ville de Mont-de-Marsan. Tous les deux sont fermés depuis plus d'une semaine maintenant, depuis le samedi 14 mars minuit, quand Edouard Philippe a annoncé la fermeture de tous les lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays, dans le but de lutter contre la pandémie de coronavirus. Il est donc allé voir sa banque pour décaler ses échéances et c'est en discutant avec un ami qu'il a découvert que des frais intercalaires allaient lui être comptés, "des frais qui ne seront pas déduits du crédit", s'insurge-t-il.

"Aujourd'hui, on nous impose de ne pas travailler, ce qui est normal, la santé avant tout, estime-t-il. On donne des paniers repas aux policiers, au personnel soignant, par solidarité. Et eux, qu'est-ce qu'ils font ? Ils nous prennent de l'argent sur notre dos au lieu de faire comme nous et d'offrir le report. Oui pendant trois mois, ils ne vont pas avoir de rentrée d'argent, mais nous ça fera deux mois qu'on n'aura pas rentré d'argent non plus. C'est le principe : vous avez la tête sous l'eau, j'appuie un peu plus pour vous noyer", s'agace le commerçant. 

"Ma priorité, ce sont mes employés"

Depuis le 15 mars, ses salariés sont au chômage partiel. "On est dans le flou. Si on me dit on ouvre le 15 avril, je ne repousse rien, je serre les dents, je paye ce que j'ai à payer. Sauf qu'aujourd'hui on ne sait pas si on va ouvrir en avril, le 15 mai... On ne sait pas. Donc, je préfère m'assurer de ne pas puiser dans ma trésorerie et pouvoir payer mes employés, parce que si demain je dois tout payer, je ne pourrais plus payer mes employés. Et ma priorité, ce sont mes employés".

En effet, "même s'ils sont au chômage partiel sur les 15 derniers jours de mars, on ne sait pas sous combien de temps le chômage partiel va nous être payé par l'Etat, s'inquiète-t-il. Donc, c'est de la trésorerie que nous devons avancer et je préfère payer la trésorerie que les banquiers. Encore une fois, ils ne jouent pas le jeu".

Le chef d'entreprise explique qu'une réouverture en mai l'obligerait à faire un nouveau crédit, pour éviter une reprise d'activité avec un découvert : "Comment ça va se passer ? Je voudrais un taux zéro. Ils répondent que c'est compliqué et que ça va tourner entre 1,5 et 2,5... Sauf que la plupart des entreprises seront obligées de faire un prêt pour de la trésorerie et donc, ils vont se gaver par-dessus".

Les assurances en prennent également pour leur grade : "Elles aussi prêtent de l'argent et vont mettre des sur-primes, parce que tout le monde va demander une perte d'exploitation. Qui va se gaver ? Encore une fois les banques et les assurances sur le dos de pauvres gens qui n'auront pas rentré d'argent, qui seront obligés de se plier et de signer les papiers pour pouvoir vivre."

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