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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la croissance chute, la France double son plan d'urgence

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Par , France Bleu

Dans un entretien aux Echos ce jeudi, les ministres de l'Economie et des Comptes publics ont annoncé de nouvelles mesures pour renforcer le plan de soutien à l'économie, en pleine épidémie de coronavirus. lIs prévoient de doubler ce plan d'urgence, qui passe à 100 milliards d'euros.

Gérald Darmanin et Bruno Le Maire ont décidé de renforcer le plan de soutien à l'économie, en pleine épidémie de coronavirus.
Gérald Darmanin et Bruno Le Maire ont décidé de renforcer le plan de soutien à l'économie, en pleine épidémie de coronavirus. © Maxppp - Fred Dugit

"Il s'agit de la plus grande récession en France depuis 1945" : Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, anticipe une récession brutale cette année, face à l'épidémie de coronavirus et le confinement qui devrait être prolongé au-delà du 15 avril. Dans un entretien au journal Les Echos ce jeudi, le ministre et son homologue des Comptes publics annoncent un renforcement du plan de soutien à l'économie.

Selon le gouvernement, le produit intérieur brut (PIB) de la France devrait chuter de 6% cette année. Une prévision qui sera intégrée au nouveau budget rectificatif présenté mercredi prochain en Conseil des ministres. "Des inconnues demeurent et cette prévision peut encore évoluer, notamment s'agissant de la durée du confinement et des modalités de sortie", précise Bruno Le Maire.

Le plan d'urgence passe à 100 milliards d'euros

En pleine épidémie, de nombreux Français ne peuvent plus se rendre sur leur lieu de travail, les entreprises tournent au ralenti. Les restaurants et de nombreux commerces sont tout bonnement à l'arrêt. Et tout ceci a un impact sur l'économie. 

Pour affronter cette crise, le gouvernement a donc décidé de plus que doubler son plan d'urgence, qui passe de 45 milliards d'euros à 100 milliards d'euros. Il octroie davantage de moyens pour les reports de charges, et le chômage partiel : 20 milliards au lieu des 8,5 milliards initialement prévus. Face à des demandes de plus en plus nombreuses, le fonds de solidarité pour les très petites entreprises va lui passer de un à six milliards d'euros

7 milliards d'euros pour les dépenses "exceptionnelles" de santé

L'enveloppe dédiée aux dépenses "exceptionnelles" pour la santé est également dotée de sept milliards d'euros, contre deux milliards au départ. Elle permettra de financer les achats de matériels promis par le Président de la République, la revalorisation des salaires des personnels soignants, ou encore les primes accordées aux soignants et à certains fonctionnaires.

Le déficit grimpe, la dette explose

Conséquence de toutes ces mesures, le déficit public va grimper à 7,6% du PIB, préviennent Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. La dette publique elle va exploser à 112% cette année. Mais pour le ministre de l'Economie, c'est nécessaire.

Cette dette répond à un impératif: éviter les faillites d'entreprises et le naufrage de notre économie. - Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, aux Echos

Le budget rectifié ne comprend pas encore les mesures de relance de l'économie. Mais le ministre de l'Economie explique avoir déjà "engagé un travail avec toutes les filières" sur des "modalités de déconfinement pour chacune d'entre elles".

Mais Bruno Le Maire prévient : "Le redressement économique sera long, difficile et coûteux".

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