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Coronavirus : le prix des fruits et légumes flambe dans les rayons des supermarchés

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Par , , France Bleu

D'après une étude de l'UFC-Que Choisir publiée ce mercredi, les prix des fruits et légumes ont augmenté de 6 à 12% pendant la période du confinement. Une flambée qui s'explique par moins d'exportations, moins d'offres en rayon et plus de frais de transports et de récolte.

Les prix des fruits et légumes flambent pendant le confinement.
Les prix des fruits et légumes flambent pendant le confinement. © Radio France - Xexili Foix

Les prix des fruits et légumes ont bondi en moyenne de 9% depuis le début du confinement, résultat d'une  étude de l'UFC-Que Choisir, publiée ce mercredi dans le journal Le Parisien/Aujourd'hui en France. L'étude porte sur près de 4600 drives sur 116 000 prix. Quand on sait que le budget alloué à l'achat des fruits et légumes représente un quart du panier des Français, "cette hausse est loin d'être anodine" rappelle Grégory Caret, de l'observatoire de la consommation à l'UFC-Que Choisir. La hausse varie de 6% pour les produits conventionnels, à 12% pour les produits bios.

Moins de produits importés

Comment expliquer la hausse des prix des citrons vers bio de 16%, ceux des tomates en grappe bio de 25% ? D'abord par une demande plus importante, et parce que les producteurs ne parviennent à suivre la cadence. Les produits importés se sont faits plus rares depuis le début de la crise, les frontières de l'Italie et de la Pologne qui exportent beaucoup sont fermées.

Dans les rayons, les étals ne sont plus remplis de produits bon marché, espagnols ou marocains, mais par des produits français, locaux, de meilleures qualité, mais plus chers. La main d'oeuvre peu chère venu du Maghreb ou d'Europe de l'Est n'est pas venu travailler dans les exploitations tricolores : d'où une inflation du coût de récoltes.

Un transport plus cher

De plus, les camions de livraison repartent désormais à vide, alors qu'ils étaient habitués à charger une nouvelle marchandise avant de reprendre la route : les frais de transports augmentent de 30%. La mise en place des mesures de sécurité (masques, solutions pour nettoyer le matériel) participent aussi à cette augmentation. L'UFC-Que Choisir craint d'ailleurs que ces hausses-là se répercute sur d'autres produits de la grande distribution.

Une centaine de produits de base plus onéreux

Elle a donc également enquêté sur l'évolution des prix d'une centaine de produits de première nécessité. Globalement les prix n'ont pas augmenté mais certains ont tout de même pris +2,5%. Cette hausse là s'explique par les pénuries dans les rayons des marques distributeurs ou discount : les consommateurs doivent alors se reporter sur des produits de marque ou bio, plus chers. 

Prenons la farine : 38% des offres ont disparu des étalages. L'offre de pâtes a chuté de 16%. Même phénomène pour le lait avec -10% de références. Leurs prix ont respectivement augmenté de 14%, 16 %et 4%. Côté savon, on observe une hausse des prix de 10%, même chose pour les lingettes nettoyantes. 

Bonne nouvelle s'il en est une : le prix des gels hydroalcoolique a baissé de 11%. Un effet de l'encadrement des prix par le gouvernement.

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