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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le Secours populaire et la Banque alimentaire de la Loire réorganisent l'aide alimentaire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

En raison des restrictions face au coronavirus, le Secours populaire de la Loire cesse toutes ses activités non prioritaires et se concentre sur l'aide alimentaire. La Banque alimentaire de la Loire travaille "en mode dégradé et sécurisé" pour maintenir son activité.

La Banque Alimentaire de la Loire s'inquiète du manque de moyens de protection, masques et gels hydroalcooliques, pour ses bénévoles
La Banque Alimentaire de la Loire s'inquiète du manque de moyens de protection, masques et gels hydroalcooliques, pour ses bénévoles © Maxppp - Michel Clementz

Face à l'épidémie de coronavirus, une grande partie de l'économie et des services est paralysée dont le secteur associatif des solidarités. Le Secours populaire dans la Loire "a fermé cette semaine les centres les moins prioritaires, comme la boutique vestimentaire par exemple, pour se concentrer sur l'aide alimentaire", précise Dominique Roche, la secrétaire générale de la fédération de la Loire. 

Le centre de la fédération de la Loire a fermé la journée de mercredi 18 mars afin de s'organiser et de rouvrir ce jeudi 19 mars. L'urgence d'aide alimentaire est donc maintenue mais dans de nouvelles conditions : les personnes sont appelées à contacter l'association dès ce jeudi 19 mars par téléphone au 04 77 32 13 30 ou par mail à contact@spf42.org. Un rendez-vous sera alors fixé à une heure précise. Le libre service ne sera plus permis ni l'accès à l'intérieur des locaux : les bénévoles remettront des colis tous prêts devant les locaux.

Pour assurer la protection des bénévoles comme des personnes qui attendront sur place, des mesures seront prises dans la rue : 1 mètre entre les personnes sera observé sur le trottoir. Des bénévoles seront également présents dehors pour assurer cette consigne de distance. 

L'appel d'Emmanuel Macron aux plus de 70 ans à rester au maximum chez eux prive l'association d'une large partie de ses bénévoles, généralement des retraités : « En temps normal, nous avons 60 à 80 bénévoles. Au vu de la situation, nous avons demandé à nos bénévoles "les plus anciens" de rester à la maison. On s'organise : nous sommes entre 5 et 10 bénévoles en ce moment", raconte Dominique Roche.

Un vrai manque de matériel de protection

La Banque alimentaire de la Loire poursuit également son activité, « mais en mode sécurisé et dégradé », précise Gérard Ribeyron, le président de la Banque alimentaire du département.

La condition : assurer les conditions d'hygiène et de sécurité pour les bénévoles qui se rendent sur place dans les supermarchés ou chez les industriels notamment pour ramasser des produits. « Actuellement, 60% de cette manne est maintenue en ce moment » assure Gérard Ribeyron qui précise bien que la situation peut changer. Et parmi les 62 associations à qui la banque alimentaire de la Loire redistribue ensuite ces produits, « il y en a 70 à 75% qui font encore appel à nous en ce moment ». Enfin, la distribution se fait de manière limitée : une seule association est reçue à la fois et 1 seule personne par association.  

La fermeture de tous les établissements scolaires depuis lundi 16 mars a permis d'augmenter les stocks de la banque alimentaire : « la cuisine centrale, avec la fermeture des écoles, nous a donné des volumes plus grands que d'habitude » . D'autre part, les achats de panique dans les magasins et les ruées des gens dans les grandes surfaces ont eu un impact confirme Gérard Ribeyron : « la ramasse de la banque alimentaire a un peu baissé : les magasins ont été surtout préoccupés à recharger les rayons. Mais c'est conjoncturel».

Mais surtout, la vraie difficulté selon Gérard Ribeyron c'est le manque de moyens de protection, en particulier de masques et de gels hydroalcooliques. «Il n'y en a pour l'heure que grâce aux bénévoles qui pouvaient en avoir un peu chez eux. Il faut que les pouvoirs publics nous en distribuent sans quoi on sera malheureusement obligé de prendre une décision plus radicale et d'arrêter l'activité ».

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