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Coronavirus : les chocolateries bretonnes rouvrent "contraintes"

Ils disent rouvrir leurs boutiques de façon contrainte, pour limiter la casse financièrement : les chocolateries, citées parmi les commerces de première nécessité, se voient obligées de reprendre leur activité, tout en faisant le maximum pour respecter les gestes barrière.

Lapin en chocolat (photo d'illustration)
Lapin en chocolat (photo d'illustration) © Radio France - Emmanuel Claverie

Pâques, c'est d'ordinaire un des deux moments forts de l'année pour les chocolatiers, avec les fêtes de Noël. Mais cette année, Jean-Yves Kermarec, gérant de Histoire de chocolat, ne se fait pas d'illusion : "on va passer à côté". Comme de nombreux chocolatiers, il a fait le choix de rouvrir sa boutique, par obligation selon lui pour ne pas couler financièrement

Recours délicat au chômage partiel

"Les chocolateries sont finalement reconnues comme commerces de première nécessité, précise le chocolatier. On est un peu contraints d'ouvrir, sans quoi on ne pourra pas être reconnu d'activité partielle. On doit faire la preuve de la perte d'activité et du fait qu'on ne vend rien". "J'aurais préféré rester fermé, acquiesce Pierre-Yves Hénaff, gérant des boutiques C'chocolat de Brest et Quimper. Malheureusement, si on veut payer nos salariés et sauver l'entreprise, on est contraints d'ouvrir ".

"80% des productions de Pâques étaient déjà faites, donc on va se retrouver avec de la marchandise sur les bras", précise-t-il. Car malgré la réouverture, les clients ne sont pas au rendez-vous. Jean-Yves Kermarec fait le même constat : "j'ai vu 20 personnes en une journée dans le magasin de Siam, d'habitude c'est 200 à cette période !".

Drive et livraisons 

Dans ce contexte, impossible de composer sa boite de chocolat soi-même ou d'acheter certaines réalisations. Seuls certains produits sont disponibles à la vente chez les deux chocolatiers, pour limiter la manipulation des aliments. Chez C'chocolat, seul le paiement par carte bancaire est ainsi autorisé. "Notre laboratoire de fabrication est vide de personnel mais plein de lingettes désinfectantes", lance Pierre-Yves Hénaff.

Dans la boutique Histoire de chocolat rue de Siam, "il y a plus de deux mètres de distance entre chaque client avec le signalement au sol, les gens ne peuvent toucher à rien et tout est préemballé", explique Jean-Yves Kermarec. Trois personnes maximum sont autorisées. Un drive a aussi été mis en place au niveau de la plateforme de livraison à Duquesne.

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