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Coronavirus : les concessionnaires automobiles normands face aux ventes au point mort

Fermées aux visiteurs depuis la mi-mars, les concessions automobiles subissent de plein fouet les mesures de confinement. Il n'y a quasiment pas eu de ventes de véhicules neufs, et la relance s'annonce progressive pour les quelques 300 concessionnaires de la région.

Quelques ventes sur internet ou pas de ventes du tout pour les concessionnaires automobiles normands depuis la mi-mars
Quelques ventes sur internet ou pas de ventes du tout pour les concessionnaires automobiles normands depuis la mi-mars © Maxppp - Lionel VADAM

"On vit une aventure jamais vécue". A la tête d'une trentaine de concessions automobiles en Normandie, François Mary fait les comptes après plus d'un mois et demi de confinement. "L'impact économique est énorme : pas ou peu de ventes depuis la mi-mars, et des charges fixes qu'il faut honorer", ajoute-t-il. 

Un constat partagé par Alexandre Aubert, qui dirige une concession à Tourlaville, dans l'agglomération cherbourgeoise. "On a du fermer en plein week-end de portes ouvertes. Pour avoir un ordre d'idée, sur 120 ventes qu'on peut faire par mois, on en a réalisé une dizaine, par internet", confie le professionnel. Il est vrai que l'achat d'une voiture reste très majoritairement en concession. 

Alexandre Aubert, concessionnaire à Tourlaville : "Un chiffre d'affaire important difficile à rattraper"

L'impératif santé

"On recommence à livrer depuis le 20 avril", explique de son côté François Mary. Mais pour le moment, impossible d'accueillir des clients dans les showrooms, les halls d'exposition. Seules les urgences sont réalisées : les après-ventes et ateliers du groupe rouvrent progressivement depuis le 9 avril. 

Alors, on se prépare pour le jour J. Et la première des conditions, elle est sanitaire. "La santé des collaborateurs et des clients, c'est l'impératif", précise Emmanuel Dupré La Tour, responsable territorial Normandie au Conseil national des professionnels de l'automobile. Des protocoles sont prévus. Parmi les mesures : distance d'un mètre respectée entre client et vendeur, kits de protection pour les salariés avec gel, masques et gants, vitres en plexiglas sur l'ensemble des comptoirs, ou encore désinfection régulière des véhicules.

Des primes pour relancer le moteur ? 

Alors, comment relancer la machine ? Les professionnels s'attendent à un redémarrage progressif, en mode diesel si l'on peut dire. "On s'attend à un petit mois de mai, et une reprise de l'activité réellement en septembre. On est conscient que les gens auront d'autres choses en tête cet été", admet François Mary. La filière demande aussi à l'Etat de jouer son rôle pour inciter les Français à acheter, par le retour de primes notamment (prime à la casse ou à la conversion). "Des discussions ont lieu avec les ministères de l'Economie et de l'Ecologie. Tout dépend des dispositifs proposés. Pour le moment, rien n'est fait. Et puis la question et de savoir comment s'inscrivent-elles dans le "verdissement" du parc automobile ?", s'interroge Emmanuel Dupré La Tour.

François Mary, concessionnaire : "Les clients qui ont des voitures âgées, il y aura certainement des affaires à faire !"

Quoiqu'il en soit, il va y avoir beaucoup de voitures sur le marché. Alors, certains commencent à miser sur des prix cassés. "Il y aura très certainement des _gestes commerciaux_, mais pas des soldes non plus", sourit François Mary. 

De son côté, L'Argus gèle les cotes des véhicules d'occasion pendant le confinement. Une première depuis 80 ans. 

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