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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les étudiants infirmiers du centre hospitalier d'Alès dénoncent un manque de reconnaissance

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Par , France Bleu Gard Lozère

Stages déguisés, rémunérations dérisoires, manque de reconnaissance malgré l'exposition au Covid-19 : une cinquantaine d'étudiants infirmiers du centre hospitalier d'Alès ont formé un collectif pour exprimer leur mécontentement.

Un collectif d'une cinquantaine d'étudiants et d'étudiantes s'est formé
Un collectif d'une cinquantaine d'étudiants et d'étudiantes s'est formé © Radio France - Célia Quilleret

Le 17 avril, la présidente de la région Occitanie Carole Delga a annoncé la mise en place d'une indemnité de 1.200 euros pour les étudiants infirmiers des unités Covid-19. Une annonce jugée "inégalitaire" par les étudiants et les étudiantes de l'Ifsi (Institut de formation en soins infirmiers) d'Alès, actuellement en stage au centre hospitalier de la ville.

"Aucun d'entre nous n'est affecté aux unités Covid-19, donc on ne va pas pouvoir toucher cette prime. Pourtant, on remplace des titulaires partis dans les autres services dédiés au Covid-19 et on s'expose également aux risques de contamination. C'est injuste", explique Marie-Elise Coutier, étudiante infirmière en deuxième année.

Des rémunérations dérisoires 

Marie-Elise est en stage depuis cinq semaines au service de soins et de réadaptation du centre hospitalier d'Alès. Elle dénonce le manque de reconnaissance à son égard et à celui de ses collègues : "On a l'impression d'être des pions placés sur un échiquier. C'est un stage déguisé : on réalise des tâches qu'on ne devrait pas faire à notre niveau, explique-t-elle. Sur cinq semaines, j'ai fait 175 heures, sachant qu'en deuxième année, la rémunération s'élève à 38 euros par semaine..."

Une exposition au Covid-19 bien réelle

Marine Peyrard est également étudiante infirmière, en deuxième année. Elle a été réquisitionnée à l'accueil de l'hôpital d'Alès, pour prendre la température des arrivants. Marine et ses camarades de classe ne sont pas affectés aux services dédiés au Covid, mais l'exposition au coronavirus n'en demeure pas moins réelle : "Je pense qu'il y a cinq à dix personnes de ma classe qui sont susceptibles de l'avoir eu. Nous sommes exposés officieusement. Nous sommes dévoués, nous prenons le risque de ramener le virus à la maison", affirme-t-elle. 

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Pour Marine et les autres étudiants, cette prime de la Région est une bonne nouvelle, mais ses critères d'obtention doivent être élargis : "On participe aussi à cette épidémie... On ne fait pas cela pour la reconnaissance, mais nous estimons que nous ne sommes pas remerciés comme il se doit." 

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