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Coronavirus : les Européens s'accordent sur un plan d'aide de 500 milliards d'euros

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Par , France Bleu
France

Après un premier échec mardi, puis des échanges tendus, les ministres européens des Finances ont affiché jeudi soir leur unité en parvenant à s'entendre, à l'arrachée, sur une réponse économique commune face au coronavirus.

Les 27 pays de l'Union européenne sont tombés d’accord, jeudi, sur une réponse économique commune de l’Europe.
Les 27 pays de l'Union européenne sont tombés d’accord, jeudi, sur une réponse économique commune de l’Europe. © Maxppp - Nicolas Landemard/Le Pictorium/Maxppp

Après des discussions tendues, des négociations au bord de l’impasse, l’Union européenne a finalement trouvé un accord économique pour faire face à la pandémie de nouveau coronavirus et ses conséquences économiques. "Un excellent accord", selon le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, qui s’est réjoui sur Twitter de la mise en place d’un fonds de 500 milliards d’euros "disponible immédiatement" 

Son homologue allemand, Olaf Scholz, a salué "un grand jour pour la solidarité européenne" et la présidente de la Banque Centrale Européenne, Christine Lagarde, "un accord novateur".

Fonds de garanties pour les entreprises, aide au chômage partiel

Face à la pandémie, la réponse européenne doit s'orienter sur trois axes principaux : jusqu'à 240 milliards d'euros de prêts du Mécanisme européen de stabilité (MES, le fonds de secours de la zone euro), un fonds de garantie de 200 milliards d'euros pour les entreprises et jusqu'à 100 milliards pour soutenir le chômage partiel

Le premier axe de l'accord garantit que les prêts, jusqu'à 2% du PIB de l'Etat concerné, soit 240 milliards d'euros pour l'ensemble de la zone euro, pourront être utilisés sans condition pour les dépenses de santé et de prévention liées au coronavirus. Les deux autres axes de réponse assurent la mise en place d'un fonds de garantie de la Banque européenne d'investissement (BEI) permettant de mobiliser jusqu'à 200 milliards d'euros pour les entreprises et une garantie de 100 milliards d'euros maximum de la Commission européenne pour soutenir les plans nationaux de chômage partiel.

Le texte final évoque un futur "fonds de relance" dont "les aspects juridiques et pratiques", notamment le "financement", devront encore être définis. La brûlante question des "coronabonds", cet emprunt européen commun réclamé par les pays du Sud, en particulier l'Italie, la France et l'Espagne, pour soutenir l'économie à plus long terme après la crise, n'a quant à elle pas été tranchée. 

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, qui n'étaient eux-mêmes pas parvenus à s'entendre lors d'un sommet le 26 mars, devront encore valider ces propositions. "Les eurobonds sont sur la table, les conditions du MES ont été retirées de la table. Nous remettons au Conseil européen une proposition ambitieuse", s'est de son côté félicité le ministre italien de l'Economie Roberto Gualtieri.
 

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