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Coronavirus : les gérants de cinémas meurthe-et-mosellans dans l'incertitude

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Si les restaurateurs et cafetiers doivent être fixés à la fin du mois de mai concernant la réouverture de leurs établissements, les exploitants de salles de cinéma de Meurthe-et-Moselle, comme ailleurs, sont plongés dans l'incertitude. En attendant des réponses, ils se préparent comme ils peuvent.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Radio France - Nina Valette

En Meurthe-et-Moselle comme dans le reste de la France, les exploitants de salles de cinéma sont plongés dans l'incertitude la plus totale. "On ne sait pas à quelle période on va ouvrir, quels films seront disponibles à ce moment-là. C'est très compliqué pour faire de la programmation", regrette Hervé Cassin qui gère le Royal à Saint-Max et le cinéma de Lunéville. 

Quelle date de réouverture ? 

Une situation extrêmement angoissante pour Maurice Carlotti, le patron du Concorde à Pont-à-Mousson. "Un chef d’entreprise doit prévoir un petit peu ce qu’il fait et là je suis dans l’incapacité de prévoir."  Régulièrement, ces exploitants se rendent dans leurs salles de cinéma pour allumer et éteindre les projecteurs, qui ont besoin d'être entretenus. La paperasse aussi, aide à penser à autre chose. "J'ai perdu 250 000 euros, soit à peu près la moitié de mon chiffre d'affaires annuel, estime Maurice Carlotti. Tout ce que je veux c’est payer toutes mes factures, payer mon loyer, pour redémarrer avec zéro dette. "

Si certains gérants de cinéma misent sur une réouverture en juillet, le chef d'entreprise de Pont-à-Mousson est moins optimiste. "Tous mes calculs sont faits pour durer jusqu'aux vacances de la Toussaint". D'ici là, Maurice Carlotti espère qu'un protocole sanitaire, clair, soit édité. "Même si on met un fauteuil de libre entre chaque client, il y a le problème de les faire entrer dans la salle, les faire sortir, est-ce qu’on doit nettoyer les salles après chaque projection ? Est-ce qu’on doit fournir des masques aux clients, où est-ce qu’on va les trouver ? Tout cela, à l’heure actuelle, on a aucune réponse et c’est ça qui est le plus dur à vivre."

On est dans un flou total - Maurice Carlotti

Enfin, pour attirer les spectateurs, encore faut-il que des films porteurs soient à l'affiche. "Il y a des distributeurs qui ont reporté les dates de sortie, soit qui ont sorti leur film directement en VOD sans passer par les salles de cinéma", poursuit Hervé Cassin. Il y a bien Disney, qui a annoncé la sortie de "Mulan" en juillet, mais les gérants ne peuvent pas compter uniquement sur ce dessin animé. 

De nombreuses incertitudes qui pèsent sur le moral d'Hervé Cassin et Maurice Carlotti. Une consolation, et de taille, c'est le lien avec le public qu'ils parviennent à entretenir via les réseaux sociaux. "Ils ont tous Netflix ou Disney+ mais je crois que venir en famille voir un film, c'est plus important que d'avoir tout cela à la maison", conclut Maurice Carlotti.

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