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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les gîtes et les campings sont vides dans l'Indre, les propriétaires sont inquiets

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Par , France Bleu Berry

Ils démarraient à peine leur saison quand le confinement a été mis en place. Les campings et les gîtes du département sont déserts et les réservations sont en chute libre pour les prochains mois.

Camping (image d'illustration)
Camping (image d'illustration) © Radio France - Elena Louazon

Ils étaient prêts à accueillir les vacanciers, les familles, les amis ou encore les étudiants à la recherche de verdure pour le printemps et les week-ends prolongés du mois de mai. Les campings et les gîtes indriens ont dû fermer au milieu du mois de mars, lors de la mise en place du confinement pour lutter contre le coronavirus. Depuis, les annulations s'enchaînent et les réservations sont en forte baisse. De quoi inquiéter les professionnels du tourisme.

À Saint-Gaultier, "L'Oasis du Berry", camping 4 étoiles, démarrait une belle saison et affichait presque complet pour le printemps. "Et là aujourd'hui, tout est remis en cause", déplore le propriétaire Adrien Dastre. "On se prend au moins sept mois dans la vue". Dans les allées, aucune camping-car, aucune tente, le restaurant est fermé. 

Les réservations d'hébergement sont en chute libre

"Le camping est totalement vide, mais nous on continue de travailler. On s'occupe des peintures, de l'entretien des espaces verts, des rénovations des salles de bain des gîtes... On se prépare pour être prêts en une semaine pour pouvoir ouvrir quand on nous donnera le feu vert", détaille le gérant, qui a dû mettre une employée au chômage partiel et annuler, pour l'instant, les contrats des saisonniers qui devaient arriver au mois de mars.

Aucune rentrée d'argent donc, mais il faut continuer à payer les charges. Isabelle Pignol est face au même problème. Elle est propriétaire d'un gîte à Châteauroux depuis un an (ainsi que de plusieurs chambres d'hôtes) et se retrouve donc avec un emprunt sur le dos, et des annulations en cascade. "À partir du moment où il y a eu confinement, les demandes d'annulation se sont multipliées tous les jours", constate-t-elle.

Les gens ne peuvent pas se projeter pour les vacances, ils vont hésiter par peur d'être obligés d'annuler leur réservation

Et même si la perspective du déconfinement se dessine au mois de mai, elle craint un été catastrophique. "Les gens ne peuvent pas se projeter pour les vacances, ils vont hésiter par peur d'être obligés d'annuler leur réservation. Et puis, il y a la question financière, il y a des gens qui n'ont plus de travail, des gens au chômage partiel qui ne vont toucher que 80% de leur salaire", s'inquiète-t-elle. 

Dans l'Indre, les réservations dans les gîtes sont en chute libre. "Sur le carnet de commandes, on est à -92%. Sur le premier mois de confinement, on fait généralement entre 200 et 300 contrats de location, là on est à seulement 21 contrats faits pour le reste de l'année", constate Ludovic Duris, responsable des Gîtes de France dans l'Indre. "Ce qu'on ne sait pas, c'est si les propriétaires auront les épaules assez solides pour continuer. Beaucoup sont des particuliers, qui ont fait un emprunt, donc, comme il n'y a pas de rentrée d'argent, ils ne savent pas s'ils vont pouvoir continuer ou s'ils vont être obligés de mettre en vente leur maison".

Des gîtes mis à disposition des soignants

En attendant le retour des vacanciers, une poignée de propriétaires de gîtes indriens ont mis gratuitement à disposition leur hébergement pour les soignants de l'hôpital de Châteauroux, en première ligne face à l'épidémie de coronavirus. Un geste de solidarité dont profitent aujourd'hui une infirmière et un médecin du centre hospitalier. Huit logements indriens font actuellement partie de cette initiative.

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