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Coronavirus : les horticulteurs mayennais dénoncent la concurrence déloyale de la grande distribution

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Leur production n'est pas considérée comme "essentielle", les horticulteurs n'ont donc pas le droit de vendre leur plants depuis le début du confinement en France. Mais la grande distribution, elle, vend des plants de légumes et de fleurs. Injuste selon les horticulteurs mayennais.

Des enseignes de grande distribution vendent des plants pendant le confinement. Des enseignes de grande distribution vendent des plants pendant le confinement.
Des enseignes de grande distribution vendent des plants pendant le confinement. © Radio France

Il fait beau, si vous avez la chance d'avoir un jardin, vous allez sans doute en profiter pour jardiner un peu. Mais avec quels plants de fleurs et de légumes ? Les horticulteurs mayennais sont en colère, car depuis une semaine et le début du confinement décrété pour endiguer l'épidémie de coronavirus, ils ne peuvent plus vendre leurs plants de salades, plants de tomates à repiquer chez soi, ni plants de fleurs et plantes.

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Vous imaginez l’écœurement qu'on peut avoir

Or ce sont des produits que l'on trouve dans certaines grandes surfaces en Mayenne, qui elles, peuvent les vendre. Les horticulteurs mayennais dénoncent une concurrence déloyale. C'est le cas de Nadia Havard, horticultrice à Lassay-les-Châteaux dans le Nord Mayenne, l'EARL Belles Plantes.

C'est une concurrence déloyale. Tant que nous on n'a pas le droit de vendre, on demande que les grandes surfaces n'aient pas le droit de vendre non plus

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Nadia Havard estime que son entreprise va perdre près de 5.000 euros de chiffre d'affaire, rien que pour sa production actuelle prête à être vendue au moins d'avril.

L'horticultrice a écrit ce samedi une lettre au préfet de la Mayenne ainsi qu'au député Mayennais Guillaume Garot, pour demander l'arrêt des ventes en grandes surfaces. Guillaume Garot a écrit un e-mail au ministre de l'agriculture ce lundi matin pour l'alerter sur le sujet.

L'horticulture, c'est le premier maillon de la chaîne alimentaire. Il faut veiller à ce qu'on ne perturbe pas la production alimentaire des prochains mois. 

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Il faut voir dans quelles conditions la vente directe peut être possible, dans le respect très strict des consignes sanitaires.

Certains horticulteurs demandent le droit de faire de la vente à emporter sur leur exploitation, avec le moins de contacts possibles avec les acheteurs (le carton posé au portail par exemple). Ou bien de nouer des partenariats solidaires avec la grande distribution, sans perdre d'argent, que les horticulteurs gardent leur marge. 

C'est une solution à étudier selon Olivier Richefou. Pour le président du département de la Mayenne, il faut "que la grande distribution puisse jouer la solidarité mayennaise, et permette à ces producteurs d'écouler leurs produits, de faire en sorte de privilégier les circuits courts".

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Concernant la vente directe, j'espère qu'un assouplissement leur sera accordé.

Olivier Richefou assure aussi que le département de la Mayenne débloquera des fonds pour aider financièrement les petites entreprises.

Ce qui est certain, c'est que le secteur n'avait vraiment pas besoin de ça, après cinq mois de pluies fréquentes, et une période de la Toussaint morose.

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