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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les masques en tissu, une économie qui prend de l'ampleur dans la Loire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Depuis le 3 avril, les autorités sanitaires conseillent à la population le port de « masques alternatifs » en tissu. Dans la Loire où la filière textile est forte, les fabricants convertis à la confection de masques textiles font tourner leurs ateliers de production à plein régime.

Spécialisés dans la production de tissus pour l’habillement, les Tissages de Charlieu ont mis en attente leurs commandes pour produire des masques textiles et en ont livrés plus de 3 millions depuis le 17 mars.
Spécialisés dans la production de tissus pour l’habillement, les Tissages de Charlieu ont mis en attente leurs commandes pour produire des masques textiles et en ont livrés plus de 3 millions depuis le 17 mars. © Maxppp - Ludovic Daim

Chaque Français portera-t-il un masque pour sortir ? Emmanuel Macron va peut-être trancher cette question ce lundi 13 avril avec son allocution juste après 20 heures, la 4ème depuis le début de l'épidémie. Il faut dire que vendredi 3 avril, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon « encourageait le grand public, s’il le souhaite, à porter des masques et en particulier des masques alternatifs qui sont en cours de production ». 

La décision du port du masque pour toute la population pourrait donc être actée par le Président. D'autant que le secteur de la filière textile est déjà en ordre de bataille : la Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie Agnès Pannier-Runacher assure ce mercredi 8 avril que « 3,9 millions de masques textiles filtrants ont été produits la semaine dernière ». 

Dans la Loire, la filière textile a une histoire et une tradition forte : les entreprises sont nombreuses dans le département et elles sont beaucoup à avoir déjà enclenché la production de masques textiles à plein régime. En particulier les Tissages de Charlieu qui sortent à eux seuls 250 000 masques en tissu par jour de leurs ateliers de production. Des masques en grande partie commandés par les professionnels exposés (commerçants, artisans...) mais le grand public et les mairies commencent à multiplier les achats comme les villes du Puy-en-Velay ou de Saint-Etienne. Et l'entreprise est déjà victime de son succès puisque « depuis le 17 mars, 3 millions de masques ont déjà été livrés et sur ces 2 derniers jours, 3 millions de masques ont été commandés » précisent les Tissages de Charlieu qui ont dû « suspendre les demandes de réservation jusqu’à la fin de la semaine ». 

Face à ce marché de circonstance en plein essor, d'autres enseignes ligériennes ont emboîté le pas et se sont adaptées. Le groupe stéphanois Thuasne s'est lancé dans les masques barrières réutilisables et compte bien tenir la cadence de plusieurs dizaines de milliers de masques par semaine. Quant à Gibaud (Saint-Etienne) et CJ Textiles (Chamboeuf), elles ne distribuent pour l'heure que les entreprises et les professionnels mais pourraient peut-être s'orienter, à terme, vers le grand public en fonction des déclarations à venir du Président Emmanuel Macron.

Et pour de plus petits volumes, là aussi, les entreprises ligériennes ne sont pas en reste. Si le cœur de métier de Neobulle, ce sont les porte-bébé, les couturières de l'entreprise de Saint-Bonnet-le-château s'y sont mises : elles fabriquent 500 à 700 masques par jour, avec 1 tiers au moins écoulé vers le grand public. Des masques parfois vendus jusqu'à près de 4 euros l'unité selon l'enseigne, voilà qui pourrait relancer une filière textile bien mal en point. 

Enfin, les carnets de commandes de ces entreprises pourraient aussi augmenter suivant l'attitude des maires. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes notamment, le maire par intérim de la station savoyarde de Val d'Isère a par exemple d'ores et déjà pris un arrêté pour obliger la population à se couvrir le visage pour sortir dehors.

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