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Coronavirus : les patrons de bar nordistes dans la plus grande incertitude

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Par , France Bleu Nord

Emmanuel Macron n'a pas du tout évoqué le sort des bars lors de son allocution. Les patrons sont dans le flou le plus total. Comment vivent-ils la situation? Deux d'entre eux, l'une à Douai, l'autre à Lille, nous racontent comment ils vivent cette incertitude.

Emmanuel Macron n'a même pas évoqué le sort des bars lors de son allocution
Emmanuel Macron n'a même pas évoqué le sort des bars lors de son allocution © Maxppp - Alexis Sciard

Bertrand Josseen, co-gérant du Cafédiskaire, un bar culturel créé il y a 15 ans, situé dans le quartier Vauban à Lille, a suivi l'allocution d'Emmanuel Macron et n'a pas entendu ce qu'il attendait: "La surprise, c'est quand il a parlé de la réouverture des restaurants le 20 janvier, j'attendais la suite sur les bars... et elle n'est jamais venue!" Bertrand Josseen estime qu'il s'agit d'une omission volontaire, et non d'un oubli "Je me dis que le gouvernement ne sait peut-être pas encore quelle date fixer pour les bars, mais plutôt que de nous dire qu'on ne sait pas, on préfère nous laisser dans le flou". 

Cette absence de perspective est le principal problème pour ce gérant: "J'aurais préféré qu'on nous dise qu'on n'allait pas rouvrir avant le 15 février, ou le 15 mars, ou même le 15 avril, pour avoir au moins une échéance." Il rappelle qu'une réouverture s'anticipe, au niveau des stocks, de l'information aux salariés ou encore de la programmation culturelle puisque le lieu accueille souvent des concerts, des expositions d'artistes, etc. 

"C'est dans un an qu'on va se rendre compte de la vraie crise du secteur"

Bertrand Josseen relève toutefois un point positif: les aides accordées à l'occasion de ce deuxième confinement sont plus importantes que lors du premier , même si elles diffèrent grandement selon le type et la taille des établissements. Les trois salariés du Cafédiskaire sont au chômage partiel, les co-gérants ont été contraints de fortement réduire leur salaire. Cette fois, il y a plus d'aides, certes, mais ça ne suffira pas selon Bertrand Josseen: "C'est le premier confinement qui nous a fait vraiment du mal. Ce qui nous a aidé pendant le premier confinement, c'est le PGE, le Prêt Garanti par l'Etat, que l'on a pris, mais cela reste un prêt et il va bien falloir le rembourser un jour. Mais il ne faut pas se leurrer: le problème financier va revenir. On ne sait pas du tout comment ça va se passer à la reprise. A mon avis, c'est dans un an qu'on va se rendre compte de la vraie crise du secteur."

Le manque de solidarité du public

Sabine Théry est elle la patronne de La Taverne du Grand Hacquebart, un bar à bière à Douai. Elle est aussi la représentante dans les Hauts-de-France du GNI, le Groupement National des Indépendants. Le fait qu'Emmanuel Macron n'ait pas du tout mentionné les bars la met particulièrement en colère. Elle a le sentiment qu'avec ce deuxième confinement, les bars sont les grands oubliés, non seulement du gouvernement mais aussi du grand public: " On a l'impression que c'est devenu normal, cette façon de nous fermer administrativement et de nous empêcher de travailler."

"Il n'y a plus de solidarité, ni du gouvernement ni du public"

Elle estime que les patrons de bars sont les grands oubliés et que personne ne se soucie plus d'eux, qu'on les a assimilés aux discothèques: " Au mois de mars, tous les clients s'inquiétaient de notre devenir, ils demandaient s'ils pouvaient nous acheter des bons d'achats. Là, sur le deuxième confinement, il y a beaucoup moins de mobilisation de la part de notre clientèle, c'est devenu normal. Les gens ont l'air de considérer que c'est moins grave qu'au mois de mars, alors que malheureusement, c'est plus grave. Les sociétés ont déjà été fragilisées par le premier confinement au mois de mars, elles sont donc plus en difficulté pour affronter celui-ci. Et aujourd'hui, il n'y a pas de solidarité, ni du gouvernement ni du public." 

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