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Coronavirus : les pêcheurs Corses dans la nasse

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Par , , France Bleu RCFM

Rares sont les secteurs d’activité qui ne subissent pas les contrecoups de la crise sanitaire. Les pêcheurs Corses traversent une tempête majeure et ils ne savent pas comment ils vont en sortir.

La pêche Corse dans la nasse ?
La pêche Corse dans la nasse ? - @mare-gustu.com

La flotte est majoritairement à quai. Les filets sont rangés. Pas de sortie en mer prévue ces prochains jours, pas plus qu’il n’y en a eu ces dernières semaines. La pêche locale est quasiment à l’arrêt. L’épidémie de covid-19 est passée par-là. Et les dommages sont lourds, « 98% de pertes » indique Sébastien Rialland, pêcheur bastiais. « Le bateau est immobilisé. Et les mareyeurs et restaurateurs sont fermés. » Difficile dans ces conditions en effet d’écouler la pêche du jour. « Il y a quelques pêcheurs qui arrivent à développer un peu de ventes chez les particuliers, en faisant notamment des livraisons à domicile. Mais ca représente environ 20% maximum de la profession » précise encore Sébastien Rialland. Comme ses collègues, le jeune pêcheur bastiais est inquiet. L’horizon est sombre et la mer houleuse. Et si la tempête ne se calme pas très vite, l’avenir sera plus compliqué encore. « Nous avons droit à une aide européenne, une aide d’arrêt temporaire. Nous avons accès à un fonds de solidarité. Mais ces soutiens, qui ont le mérite d’exister, sont néanmoins minimes » souligne le pêcheur bastiais qui face à une crise qui s’éternise redoute de ne pouvoir tenir le cap.  « Nous sommes sur une île où le tourisme occupe une place forte. Et si le tourisme ne reprend pas, l’inquiétude sera majeure ».

La saison estivale ne ressemblera en rien aux saisons passées. Certains parlent même d’année blanche.

Pour autant, Sébastien Rialland, comme l’ensemble de la profession, n’entend pas baisser les bras. Comme beaucoup, il attend la date du 11 mai, synonyme d’un déconfinement progressif. « Il faudra dès lors que l’on arrive à relancer la profession. On verra ce que l’on peut faire avec la prudhommie et le comité régional des pêches » conclut Sébastien Rialland qui veut garder l’espoir de lendemains plus heureux. 

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