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Coronavirus : les saisonniers du tourisme contraints au chômage se sentent "délaissés" par le gouvernement

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Ceux qui travaillent en saisons dans la restauration, l'hébergement ou les loisirs se retrouvent sans emploi, sans date de retour au travail, et doivent piocher dans leurs indemnités chômage.

Un camping - illustration
Un camping - illustration © Radio France - Ariane Griessel

Les travailleurs saisonniers du tourisme attendent désespérément de retrouver du travail et demandent au gouvernement de les aider. Ils sont 800.000 environ sur l'ensemble de la France à alterner saison d'hiver et saison d'été dans la restauration, l'hébergement ou les loisirs. Mais maintenant que tout est fermé, ils doivent vivre sur leurs allocations chômage sans savoir quand ils reprendront le travail.

La saison hivernale d'Ellen, par exemple, s'est arrêtée d'un coup mi-mars, au moment du confinement. Cette Ardéchoise travaillait comme serveuse dans une station de ski des Alpes. "On a su le samedi soir qu'on devait fermer le restaurant et la station. Donc du jour au lendemain, on n'avait plus de boulot, raconte-t-elle. Depuis, je suis au chômage mais mes droits s'enlèvent de jour en jour". Car elle devait reprendre dans un camping du Sud-Ardèche pour l'été mais elle n'a pour le moment aucune date de reprise.

Une "année blanche" réclamée sur les droits au chômage 

La configuration est la même pour Victor. Ce maître-nageur devait débuter un long contrat dans un camping ardéchois début avril, mais il est toujours en attente. "Personne ne sait rien, déplore-t-il. À part nous dire que les gens partiront en vacances cet été, on ne sait pas dans quelles conditions, on ne rien de l'embauche des dates. On se sent un peu délaissés."

Certains saisonniers demandent désormais une année blanche, comme celle déjà accordée aux intermittents du spectacle, pour qu'ils continuent de bénéficier du chômage même si leurs droits se terminent. "Nos saisons d'été auraient dû commencer mi-avril mais elle n'a pas commencé et on utilise nos droits à l'allocation chômage alors que nous sommes dans l'incapacité d'exercer nos métiers, donc on voudrait bénéficier d'une sorte d'année blanche, comme celle accordée aux acteurs de la culture", détaille Edwige Trolliet. Elle vient de lancer un groupe "JeSuisSaisonnier" et a envoyé une lettre aux élus et aux députés pour que leurs droits au chômage ne soient pas décomptés pendant la crise.

Dans cette lettre, intitulée "Nous, les 8% de la richesse nationale", le groupe de saisonniers regrette qu'aucune mesure n'ait été prise les concernant dans le plan de 18 milliards d'euros de soutien au tourisme annoncé par le Premier ministre. La ministre du Travail a indiqué lundi qu'il fallait "prendre une mesure spécifique" pour l'emploi saisonnier, et Muriel Pénicaud a assuré qu'elle allait "en discuter avec les partenaires sociaux".

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