Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la filière cidricole normande tente de résister sans se brader

La filière cidricole a été particulièrement touchée par les mesures mises en place pour limiter la propagation du Covid-19. Elle a perdu 70% de son chiffre d'affaires. En Normandie, les producteurs de cidre imaginent toutes les solutions pour tenir le choc.

Peu de bouteilles de cidre sur les tables pendant le confinement
Peu de bouteilles de cidre sur les tables pendant le confinement © Radio France - Xexili Foix

C'est un incontournable en Normandie. Le cidre est particulièrement touché par la crise liée au coronavirus. Alors que la filière se portait très bien, avec 350 producteurs et 7000 hectares de vergers dans la région, les ventes se sont effondrées pendant le confinement. Les producteurs cidricoles se retrouvent avec un stock important qu'il faut maintenant liquider pour ne pas impacter le marché. 

Un chiffre d'affaires en très forte baisse 

Pierre Lambart possède un verger à Pissy-Poville près de Barentin (Seine-Maritime). Depuis le confinement, les clients se font rare. "J'ai perdu 60 % de mon chiffre d’affaires", indique-t-il. Moins de ventes et donc des stocks qui augmentent. "Il y a une partie que je vais remettre en bouteille mais l'autre partie en vrac je ne sais pas trop quelle sera la solution. Stocker de l'alcool coûte très cher, il faudra peut-être jeter malheureusement". 

Toutes les pistes sont sur la table. Il est possible notamment de retirer ces stocks du marché du cidre pour en faire autre chose. "Il serait possible d'en faire de l'alcool voire du gel hydroalcoolique et retirer de la filière cidre une partie des pommes récoltées à l'automne prochain pour en faire du gaz", explique Emmanuel Palfray, président de la maison cidricole de Normandie pays-de-Caux.

À ÉCOUTER - La filière cidricole normande tente de résister sans se brader

Le but c'est de ne pas brader les bouteilles

Cela peut être une bonne chose pour Marie Bouru, propriétaire de sept hectares de vergers à côté de Beaumesnil. Ces alternatives permettraient de ne pas casser le marché du cidre. "Le but c'est de ne pas brader les bouteilles ou de transformer toutes les pommes et d'en faire un cidre de mauvaise qualité".

Alors qu'il avait présidé la première édition d'un salon international du cidre à Caen en début d’année, Jean-François Bougeant, caviste à la Mer à boire à Étretat, veut rester positif. "Le succès fulgurant du cidre se constate d'abord à l'international" martèle-t-il en citant les chiffres des ventes de cidre aux Etats-Unis ces dix dernières années. Les professionnels s'accordent à dire qu'une bouteille de cidre achetée par foyer et par semaine suffirait à aider la filière. "Mais c'est comme d'habitude, nul n'est prophète en son pays, pas même le cidre." 

À ÉCOUTER - Jean-François Bougeant, caviste à Étretat, fervent défenseur du cidre

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu