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Dossier : Coronavirus Covid-19

INFOGRAPHIES - Coronavirus dans le Grand Est : après quatre mois d'épidémie, le virus circule encore

Les cas de Covid-19 baissent dans le Grand Est mais le virus circule encore. En quatre mois d'épidémie, il y a eu près de 5 500 morts. Un décès sur trois s'est produit dans les établissements médico-sociaux de type Ehpad. Au 18 juin, il y avait 1.336 patients hospitalisés, dont 76 en réanimation.

Les Urgences de l'hôpital Central du CHRU de Nancy, mobilisé durant la crise du coronavirus
Les Urgences de l'hôpital Central du CHRU de Nancy, mobilisé durant la crise du coronavirus © Maxppp - Alexandre Marchi

Alors que la France entame le 22 juin une nouvelle phase de son déconfinement, avec, par exemple, le retour général dans les écoles et collèges ou encore l'ouverture des cinémas, le virus circule toujours dans le Grand Est, prévient Santé Publique France, mais avec toujours moins d'intensité. 

Depuis le début de l’épidémie, il y a eu 3 528 décès à l’hôpital dans le Grand Est ( 29 603 en France) et 1 809 dans les structures médico-sociales dont les Ehpad (10 457 décès en France au 18 juin) et 20 dans les autres établissements sociaux et médico-sociaux. Cela porte à 5.456 le nombre de décès dans le Grand Est. 

Un virus qui circule encore

La région Grand Est est en vert pour l'un des principaux indicateurs de surveillance de l'épidémie : le taux d'incidence, c'est-à-dire le nombre de nouveaux cas pour 100.000 habitants sur sept jours. Dans la dernière semaine de référence (8 au 14 juin), ce taux est de 6,5 nouveaux cas, supérieur au niveau national (4,2). Ces chiffres sont à mettre en rapport avec une forte augmentation du nombre de tests : 27.400 tests PCR réalisés en une semaine. Mais "le virus circule toujours" prévient Santé Publique France.

Dans le détail des départements, deux figurent en orange, avec un taux d'incidence supérieur à 10 : la Meurthe-et-Moselle (20,4) et la Meuse (17,1). L'augmentation du nombre de cas en Meurthe-et-Moselle, notamment, avait été remarqué début juin. La tendance dans ces deux départements est orientée à la baisse. 

Le nombre de nouveaux cas testés de Covid-19 pour 100.000 habitants, depuis le 11 mai, en Meurthe-et-Moselle et en Meuse.
Le nombre de nouveaux cas testés de Covid-19 pour 100.000 habitants, depuis le 11 mai, en Meurthe-et-Moselle et en Meuse. - Santé Publique France

Le taux d'incidence augmente dans deux départements : les Vosges où il passe d'une semaine à l'autre de 2,5 à 5,5 et la Haute-Marne, où il passe d'1,8 à 4,1. Mais c'est très en-dessous du seuil de vigilance et sur fond de politique intensive de tests. "Ces augmentations locales du nombre des nouveaux cas ne témoignent pas d’une reprise de l’épidémie", note Santé Publique France, "mais rappellent que la vigilance et le respect des mesures de distanciation sociale sont toujours de mise".

Dans tous les autres départements du Grand Est, le nombre de nouveaux cas est stable (Ardennes), en baisse (Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin) voire forte baisse (Marne).

Une quarantaine de clusters "en cours d'investigation"

Depuis le 9 mai, 56 clusters -ou foyers épidémiques- ont été officiellement observés dans le Grand Est, concernant 330 cas. La situation est normalisée pour 15 d'entre eux. Les autres, "en cours d'investigation", concernent en majorité des établissements pour personnes âgées, pour personnes handicapées ou des établissements sanitaires. 

Toujours des personnes en réanimation

En date du 18 juin, il y avait 1 336 patients hospitalisés, dont 76 en réanimation dans le Grand Est. Le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle sont les 3 départements les plus touchés par l’épidémie. Le pourcentage de patients admis aux urgences pour suspicion de Covid-19 est très faible et ne cesse de baisser à l'échelon régional. Le nombre de nouvelles hospitalisations et de nouvelles admissions en réanimation est en diminution pour la dixième semaine consécutive.  

Sur les quatre derniers mois, 11.815 personnes sont rentrées à domicile après une hospitalisation.

Près de 5 500 décès en quatre mois

Dès le début de l’épidémie, le Grand Est est fortement touché. C’est notamment dans le département du Haut-Rhin, avec le foyer de contamination de Bourtzwiller près de Mulhouse que les chiffres des malades, mais surtout des décès grimpent en flèche. Début mars, le Grand Est est la région de France la plus touchée par la pandémie

Le mardi 31 mars, la région franchit la barre symbolique des 1000 morts. C’est aussi à cette date que l’ARS publie pour la première fois les chiffres spécifiques des décès dans les Ehpad. 471 des 620 Ehpad de la région sont touchés : 66 % des établissements ont connu au moins un cas de coronavirus et plus de 570 personnes sont décédées dans les structures. 

Le chiffre est de 1 809 résidents décédés au sein des établissements pour personnes âgées de la région Grand Est entre le 1er mars et le 18 juin et 20 dans les autres établissements sociaux et médico-sociaux.  Depuis le début de l’épidémie, il y a aussi eu 3 528 décès à l’hôpital dans le Grand Est ce qui porte à 5.456 le nombre de décès dans le Grand Est.

Selon le dernier point épidémique régional publié par santé publique France, les décès continuent de baisser dans la région depuis début avril. Ils ont principalement concerné les plus de 60 ans et plus (96%) ; 85% étaient âgées de 70 ans et plus.

Décès quotidiens à l'hôpital dans le Grand Est

Mortalité liée au Covid-19 dans les établissements médico-sociaux du Grand Est

Mortalité liée au Covid-19 dans les établissements médico-sociaux du Grand Est
Mortalité liée au Covid-19 dans les établissements médico-sociaux du Grand Est - Santé Publique France

De nombreux soignants contaminés 

Depuis début mars dans le Grand Est, 4 056 soignants ont été déclarés infectés par le Covid-19. C'est ce qui ressort d’une enquête mise en place depuis le 22 avril 2020 par le Geres. Elle recense les professionnels salariés d’un établissement de santé d’hospitalisation, public ou privé, ayant été infectés depuis le 1er mars 2020. 

En France, depuis le 1er mars, en hôpital public ou privé : 30 675 professionnels salariés d'un établissement de santé ont été infectés par le coronavirus. Le Grand Est est la 3e région la plus touchée de France. Derrière Mayotte et l’Ile-de-France. 86 établissements de santé de la région ont participé à l'étude.

Soignants infectés depuis le 1er mars
Soignants infectés depuis le 1er mars - Enquête Geres

Dans le Grand Est, les aides-soignants sont les plus touchés. 4,3% d’entre eux ont été contaminés. Les kinésithérapeutes sont 4,1% à avoir été infectés. Autre catégories très concernées par la contamination, les médecins (3,9%). Plusieurs sont décédés dès le début de l’épidémie en Alsace et en Moselle.

Les autres catégories de personnels de santé sont aussi très touchés comme les infirmière (3,6%), et les Internes (3,5%). Les sages-femmes sont la catégorie de personnel la moins touchées, même si elles sont 2,5% à avoir été contaminées.

Catégories des soignants infectés par le Covid-19 par régions
Catégories des soignants infectés par le Covid-19 par régions - Santé Publique France

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La surmortalité entre le 1er mars et le 8 juin, selon les données publiées par l'Inse, c'est 15,3% de plus que le nombre de décès enregistrés sur la même période l'an passé. La différence de mortalité est particulièrement marquée dans le Haut-Rhin.

La surmortalité en France entre le 1er mars et le 8 juin.
La surmortalité en France entre le 1er mars et le 8 juin. © Visactu
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