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Dossier : Coronavirus

Coronavirus - Pays Basque : même les grandes surfaces, en manque de farine, les appellent

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Par , France Bleu Pays Basque

Si la farine manque dans les rayons des grandes surfaces, les deux minoteries du pays basque n'enregistrent pas de véritable surcroît d'activité. Au contraire, leurs clients habituels, les boulangers, pâtissiers et pizzerias risquent de diminuer leur consommation à terme.

Les minoteries du pays basque n'ont pas baissé leur rythme de production
Les minoteries du pays basque n'ont pas baissé leur rythme de production © Radio France - Xexili Foix

Depuis le début du confinement, certains rayons des super et hypermarchés sont vides. Si le papier toilette a fait son retour, les farines elles viennent à manquer. Coincés chez eux, les Basques, comme beaucoup de français, ont fait des réserves et se mettent à confectionner pâtisseries, pâtes à tartes et pains, plus que de coutume. Malgré cela, la production et le chiffre d'affaire des deux minoteries du pays basque restent stables.

Pâtissiers et Pizzerias fermés

L'explication est simple : leurs clients sont les boulangeries, les pâtisseries et quelques restaurants. Or "tout ce qui est pâtissiers, pizzerias, etc... a fermé, déplore Nicole Radulovic, par contre les boulangeries ont un peu augmenté leur volume", complète la gérante de la minoterie Arki - Etablissements Larroulet SA à Ustaritz qui compte 10 salariés.

Et encore. Cela dépend où sont situés les boulangeries. Sur la côte basque et du sud des Landes, certaines ont dû fermer ou considérablement réduire leurs heures d'ouverture, faute de clients, rapporte Arnaud Etchegoyen, gérant de la minoterie Etxe - les Moulins de Soule à Mauléon.

La panique de la première semaine

Quant à ceux qui sont ouverts normalement, le problème, ajoute le meunier, c'est que leurs ventes _"c'est monoproduit, c'est exclusivement du pain, il n'y a pas de pâtisseries, ou très peu, pas de salé, pas de traiteurs, donc les chiffres d'affaire de nos clients sont en baisse". Il s'inquiète forcément pour les semaines à venir : "Les Fêtes de Pâques ne sont pas célébrées, ces périodes qui sont normalement fastes_ pour les artisans-boulangers ne le seront pas cette année."

Alors oui c'est vrai, il y a quand même eu cette ruée des premiers jours raconte Arnaud Etchegoyen, "la première semaine ça a été un peu la panique. Tout le monde a stocké un peu plus, les clients avaient peur de manquer. Maintenant, ça y est, c'est rentré dans l'ordre et ça s'est régulé."

"Les grandes surfaces nous appellent"

Même des particuliers, juste avant le confinement, se sont rués sur des sacs de farine témoigne encore amusée Nicole Radulovic : "C'est assez exceptionnel, mais nous on vend en sac de 25 kilos, c'est pas forcément le plus adapté pour les particuliers, mais il y en a qui sont repartis avec quatre sacs, c'était un peu spécial... (rires) ils avaient l'air très très inquiets de ne pas en avoir." Pourtant, les minoteries basques ne rencontrent aucun problème de stock, ni de production. 

Même les grandes surfaces locales se sont tournées vers les moulins souletin et labourdin pour tenter d'y trouver les substituts à leurs farines absentes des rayons. Mais impossible de répondre à leurs demandes. "On est automatisés pour faire des sacs de 25 kilos mais pas pour faire du 1 kilo", explique Arnaud Etchegoyen. 

Ouverts aux particuliers

Le magasin de la minoterie Etxe - Moulins de Soule a tout de même de quoi vendre des portions individuelles aux habitants de Mauléon et des alentours. "On a enregistré une hausse sensible des ventes des sachets d'un kilo, mais on les fait artisanalement et manuellement (...) On maintient un stock dans la mesure de nos capacités d'ensachage." Et forcément ces capacités restent limitées pour la petite entreprise de 14 salariés, comme pour sa collègue d'Ustaritz.

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