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Dossier : Confinement - Coronavirus : 100% solidaire

Coronavirus : pendant le confinement, l’aide alimentaire pour les plus modestes continue

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Pays de Savoie

Les associations d'aide aux familles modestes continuent leur travail malgré les contraintes du confinement, avec une organisation différente. Illustration en en Savoie et Haute-Savoie.

Finies les épiceries solidaires, désormais ce sont soit des colis alimentaires qui sont distribués en extérieur, soit des chèques service pour aider à régler ses courses.
Finies les épiceries solidaires, désormais ce sont soit des colis alimentaires qui sont distribués en extérieur, soit des chèques service pour aider à régler ses courses. © Maxppp - Arnaud LeVu

Avec le confinement, les nombreux bénévoles qui ont plus de 70 ans ne peuvent plus venir préparer les colis alimentaires. Hors de question de leur faire prendre le risque d’être contaminés. Mais ce ne sont pas les offres de bénévolat qui manque. « On a deux étudiantes qui habitent juste en face de notre local à Chambéry et qui se sont proposées de venir nous aider pour la distribution », raconte la directrice du Secours Populaire de Savoie. 

Désormais le  Secours Populaire reçoit les familles dehors pour délivrer les colis alimentaires, les jours habituels d’ouverture de ses centres à Chambéry, Aix-les-Bains, Yenne, Albertville, Ugine et Cognin. « Nos bénévoles sont équipés de masques, grâce aux dons du Conseil départemental et de gel hydroalcoolique grâce aux élèves du lycée Louis-Armand qui en ont fabriqué » souligne Régine Barberet.  Plus de 250 familles sont aidées par l'association depuis le début du confinement. « Mais on a des familles qui ne viennent plus », souligne la responsable.

"On n’arrive pas à toucher tous ceux qui ont besoin de l'aide alimentaire" - Jean-Michel Peyneau, président des Restos du Cœur de Savoie

Même constat aux Restos du Cœur de la Savoie, qui maintiennent les distributions de colis alimentaires dans dix centres de Chindrieux à Modane (le centre de Moûtiers ne peut plus assurer les distributions, il est relayé par le centre communal d’action sociale). En quatre semaines, un peu plus de 32 000 repas ont été distribués sous forme de colis en Savoie, contre 55 000 sur la même période l’an passé. "L’incertitude, la crainte de la contamination a freiné beaucoup de personnes au début," dit le président Jean-Michel Peyneau.

Les Restos du Coeur de Haute-Savoie constatent des réticences des personnes les plus âgées à venir chercher leurs colis alimentaires, par crainte de la contamination. Pourtant les mesures barrières sont appliquées : « Les colis alimentaires sont remis à l’extérieur des locaux, sur rendez-vous fixé par téléphone avec les bénéficiaires » explique Alain Cruaz. « On n’arrive pas à toucher tous ceux qui ont besoin de l'aide alimentaire », ajoute le président des Restos en Savoie. Pourtant le budget alimentaire des familles augmente. 

Un budget de 80 euros par semaine pour une famille de six

Sylvie, qui vit dans l'agglomération de Chambéry, en fait l'expérience. Cette mère de quatre enfants (deux garçons de six et sept ans et deux filles de 13 et 17 ans) prévoit habituellement 80 euros par semaine de budget alimentation pour six personnes. 

Cette pâtissière de formation fait elle-même la cuisine pour la famille. 80 euros, avant le confinement, c'était déjà juste, les parents sautaient des repas. Depuis quatre semaines le budget est dépassé. Pas parce qu'elle achète plus. "Je n'achète pas plus de choses mais les produits distributeurs sont souvent en rupture et il ne reste que les marques, toujours plus chères, dit Sylvie. Elle ajoute : "C'est très bien les fruits et légumes français mais là aussi ça coûte plus". Avec son diabète, elle ne peut pas se contenter de féculents. "On reste positifs, dit-elle. On est en bonne santé et il y a plus malheureux que nous".

"Pour mes enfants c'est trois repas par jour, pour moi c'est deux repas", explique Sylvie qui voit son budget alimentaire augmenter depuis le début du confinement.

Faute d'épicerie sociale, le Secours catholique délivre des chèques service

Pour aider les familles en difficulté, le Secours catholique de la Savoie, qui a aussi fermé son épicerie sociale dès le début du confinement, l’a remplacée par des chèques service, à raison de 35 euros par semaine pour une personne seule. Cela permet de régler ses courses dans certains supermarchés. "Le problème pour nous", explique la déléguée pour la Savoie, Véronique Bazin, "c’est que certains magasins refusent de prendre ces chèques malgré l’engagement national. C’est le cas de Lidl avec lequel on bataille dans l’agglomération de Chambéry, ils n'acceptent pas les chèques service aux caisses". Une quarantaine de famille de Chambéry, Aix-les-Bains, de Chautagne, ont pu bénéficier de cette aide pour remplir leur frigo.

Une aide pour les familles modestes annoncée par Emmanuel Macron

Les associations ont entendu l’engagement d’Emmanuel Macron lundi soir d’une aide aux familles les plus modestes. Il y a une dizaine de jours, plusieurs associations ont écrit au président de la République pour demander le versement d’une prime de solidarité de 250 euros par personne en situation de pauvreté, majorée selon le nombre d’enfants. 

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