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Coronavirus : redémarrer l'usine Renault de Flins c'est "criminel dans ces conditions" estime un syndicaliste

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Alors que la direction de Renault a annoncé une "reprise progressive de la production", certains salariés et syndicalistes du site de Flins, dans les Yvelines, estiment que les conditions sanitaires ne sont pas réunies. Quelques 500 salariés doivent reprendre le chemin de l'usine ce mardi.

"On touche tous la même voiture à tour de rôle", s'inquiète Ali Kaya, responsable CGT du site Renault de Flins "On touche tous la même voiture à tour de rôle", s'inquiète Ali Kaya, responsable CGT du site Renault de Flins
"On touche tous la même voiture à tour de rôle", s'inquiète Ali Kaya, responsable CGT du site Renault de Flins © Maxppp - PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXIME FIESCHI

Comme la grande majorité des entreprises, Renault a fermé ses usines et boutiques en France le 16 mars, face à la pandémie de Covid-19 . Après avoir déjà redémarré trois usines (dont celle du Val-de-Marne), le groupe au losange poursuit sa reprise d'activités. Entre "25 et 30% des salariés" doivent reprendre le chemin de l'usine Renault de Flins, dans les Yvelines, ce mardi 28 avril. Soit entre 500 et 600 salariés. Mais pour Ali Kaya, responsable CGT du site, cette reprise est "criminelle"

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"La reprise va se faire de manière extrêmement progressive, avec des effectifs limités", a annoncé le groupe. Mais cela n'a pas suffit à convaincre tout le monde. La direction a notamment annoncé qu'elle fournirait "des masques et du gel hydroalcoolique", avec un redémarrage "avec 25 à 30% des salariés sur place", qui seront formés aux gestes barrière notamment. 

Ils sont irresponsables, voire criminels de vouloir redémarrer la production dans ces conditions - Ali Kaya, responsable CGT de Renault Flins

Des mesures sanitaires qui sont loin de convaincre Ali Kaya, responsable CGT du site Renault de Flins. "La protection sanitaire n'est pas satisfaisante", estime-t-il. L'ouvrier s'inquiète notamment de l'impossibilité de respecter certains gestes barrières dans une usine comme celle-ci : "On touche tous la même voiture à tour de rôle ! On nous a dit qu'elle ne serait pas nettoyée entre chaque contact !", s'agace le syndicaliste, avant de préciser "ce sont des matériaux comme de la taule, du plastique et du verre, des bons conservateurs de virus", soupire-t-il. 

"Les asymptomatiques vont toucher les voitures, enlever leurs masques pour manger, utiliser des vestiaires exigus", explique Ali Kaya, qui craint une transmission rapide du coronavirus entre les salariés du site francilien. Le syndicaliste ne comprend pas la décision de la direction du groupe : "Ça n'est pas vital les voitures bon sang ! On n'est pas un hôpital, on ne fabrique pas de masques, ni de respirateurs ! Ça n'est pas indispensable, ça peut attendre !", précisant que le syndicat va "déposer un motif de danger grave et imminent, pour permettre aux salariés d'exercer leur droit de retrait". 

Contactée, la direction de Renault précise que "les mesures déjà avancées aux syndicats seront ajustées, au cas par cas, pour préserver la santé de ses salariés".

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