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Coronavirus : réouverture des sites Airbus très prudente avec 5 à 10% de salariés

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Par , France Bleu Occitanie

Airbus a relancé sa production ce lundi. Mais pour le moment, seuls quelques salariés sont concernés. Les syndicats ont travaillé sur un protocole qui préserve au maximum la sécurité sanitaire. Les syndicats rappellent que le plus possible de personnels doivent rester confinés.

Une toute petite partie des salariés du groupe Airbus a repris le travail, dans des conditions très strictes.
Une toute petite partie des salariés du groupe Airbus a repris le travail, dans des conditions très strictes. © Radio France - (illustration)

Airbus a rouvert partiellement ses usines en France et en Espagne après quatre jours d'arrêt. Une reprise du travail ce lundi 23 mars dans des "conditions strictes permettant d'assurer la sécurité des salariés face à l'épidémie", dit le constructeur aéronautique dans un communiqué. 

50 personnes sur une ligne de 1500

Les conditions strictes, ça veut dire surtout très peu de personnels pour le moment. Entre 5 et 10 % à peine. "On ne peut pas qualifier cette journée de reprise du travail", dit Françoise Vallin, coordinatrice CFE-CGC chez Airbus. "Ces salariés sont venus tester des mesures. On ne peut ni parler de production ni de cadences." 

Un exemple concret sur la chaîne de l’Airbus A320 où travaillent d’habitude 1500 personnes, 45 à 50 personnes étaient présentes ce lundi. Les personnels ne travaillent que pour des vacations de 6 heures pour le moment. Ce qui permet de pallier la fermeture du service de restauration. Et entre les vacations, deux heures sont consacrées au nettoyage et à la désinfection du matériel

Jean-François Knepper, responsable de FO chez Airbus

"Il faut que le cas général, ce soit le confinement le plus total possible." Jean-François Knepper, responsable de FO

"Sur les chaînes de matériel, nous nous partageons par exemple les boîtes à outils", explique un des membres de FO à Airbus. "Elles doivent être désinfectées pendant ce temps-là". Les équipes seront aussi organisées en groupes de 25 avec un représentant, « un capteur » chargé de s’assurer que tous les autres salariés du groupe ont bien les moyens de se protéger (gants/masques/gel ). Des capteurs thermiques seront aussi mis en place à l'entrée de l'usine. Les syndicats insistent : "Il faut évidemment que tout cela soit sur la base du volontariat." 

Définir les missions "vitales" d’Airbus

Mais pour FO, cette reprise du travail doit aussi être raisonnée. "Il faut définir les missions vitales. Nous comprenons que dans ce moment de crise les enjeux de cyber-sécurité, les productions de satellites, d'hélicoptères de combat ne peuvent s’arrêter. Mais on s'interroge sur la nécessité de produire et assembler des avions", dit Jean-François Knepper, responsable de FO, premier syndicat au sein du groupe. 

Les syndicats estiment aussi qu’Airbus doit travailler un minimum pour être totalement opérationnel le jour de la reprise. "On peut admettre que l'entreprise ne s'endorme pas totalement. Mais cela ne peut s'entendre que s'il y a un nombre limité de salariés attachés à préparer le retour à la production. Il faut que le cas général, ce soit le confinement le plus total possible.

Reportage Sandrine Morin

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