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CARTE - Canicule : neuf départements en vigilance rouge, 53 en orange

Coronavirus : Saint-Emilion déserté par les touristes

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Par , France Bleu Gironde

Saint-Emilion, étape incontournable sur la route des vins est quasiment désert pour un mois de juillet. Sans les touristes étrangers, le village accuse une baisse de plus de 30% de sa clientèle selon l'Office de Tourisme. La perte est encore plus lourde selon les commerçants.

La rue du clocher, artère principale du village de Saint-Emilion, désertée par les touristes en ce mois de juillet.
La rue du clocher, artère principale du village de Saint-Emilion, désertée par les touristes en ce mois de juillet. © Radio France - Fanny Ohier

Saint-Emilion, la cité médiévale est un lieu habituellement très prisé des touristes français et surtout étrangers. Chaque été, ce village de 1 800 âmes est pris d'assaut : jusqu'à 3 000 touristes les jours d'affluence. Mais cette année, avec le coronavirus, ils sont presque deux fois moins nombreux. En moyenne sur le mois de juillet, l'Office de Tourisme a compté 30% de visiteurs en moins par rapport à l'année dernière.

La place du clocher, désertée par les touristes 

C'est la place principale, celle située en haut du village, là où il y a l'église monolithe et surtout l'Office de Tourisme. Passage obligé pour les touristes amoureux des vieilles pierres et désireux de renseignements. Mais ce jeudi, à cause des fortes chaleurs et de la covid-19, la place du clocher est désespérément déserte constate Betty Lafarge. Elle tient depuis 25 ans "le Bistrot du clocher" et n'avait jamais connu une pareille situation. Elle estime qu'il y a deux fois moins de clients dans son restaurant. "On le voit tous les jours, d'habitude on fait 120 couverts par jour là on fait 40 ou 45 couverts..." 

D'habitude, les gens font la queue, ils réservent pour pouvoir manger ici...

Elle l'explique par la disparition de la clientèle étrangère, américaine notamment. "Cette année nous avons des Européens, des Belges, des Hollandais, des Allemands ... et c'est tout !" L'année dernière à la même période, elle travaillait avec sept serveurs, aujourd'hui ils ne sont que trois. "Cette année, les chiffres sont très très mauvais !", lance-t-elle. "D'habitude, les gens font la queue, ils réservent pour pouvoir manger ici..."

Le restaurant est d'habitude tellement plein que les clients cachent la vue de Marie qui tient une boutique de souvenir juste en face. "Habituellement, c'est noir de monde, on a un mur de gens ! Alors que là, comme vous pouvez le voir il n'y a personne ! Je peux voir l'hôtel en face, je peux voir le drapeau..." Marie rit : "Il faut bien garder le moral." Puis elle ajoute que "des fois on est là toute la journée pour pas grand chose !". Des ventes en chute libre, des employés désœuvrés : même constat à la Grande Cave de Saint-Emilion où les touristes étrangers ont aussi désertés la boutique. 

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