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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : Teleperformance poursuivi devant l'OCDE pour conditions de travail "dangereuses"

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Le groupe Teleperformance, pour lequel travaillent quelque 200 salariés à Belfort, est poursuivi devant l'OCDE par plusieurs syndicats au niveau international, pour des conditions de travail jugées "dangereuses" dans les centres d'appel, en pleine épidémie de Covid-19.

Teleperformance assure notamment en France... le numéro vert d'informations sur le Covid-19 (photo d'illustration)
Teleperformance assure notamment en France... le numéro vert d'informations sur le Covid-19 (photo d'illustration) © Maxppp - Maxppp

Le leader mondial des centres d'appel Teleperformance est poursuivi devant l'OCDE par UNI Global Union (présente dans 150 pays) et par les syndicats français CFDT, CGT et FO pour des conditions de travail "dangereuses" dans 10 pays face à l'épidémie de Covid-19.

"Dans dix pays, dont la France, les Philippines, la Colombie, le Royaume-Uni, l'Albanie, le Portugal et la Grèce, la plainte fait état de conditions dangereuses dans des établissements offrant des services clientèle pour des clients tels qu'Apple, Google et Amazon", indiquent ces organisations syndicales dans un communiqué diffusé vendredi.  

La santé des travailleurs a été mise en danger

La plainte a été transmise au point de contact français de l'OCDE. Il s'agit selon le communiqué de la première plainte liée au Covid-19 déposée dans le cadre des principes directeurs de l'OCDE, qui prévoient que les multinationales doivent respecter la liberté syndicale et d'autres droits du travail tels que la santé et la sécurité.   

Teleperformance compte 331.000 employés dans 80 pays et revendique être "un leader mondial des services aux entreprises en solutions digitales intégrées". "Un comble", pour la CGT, qui reproche au groupe d'avoir "tardé à mettre en place le télétravail dans ses centres d'appels, qui sont restés ouverts, mettant en danger la santé des travailleurs", selon Samira Alaoui, déléguée syndicale centrale CGT.

Le site de Belfort fermé à deux reprises

Le site de Belfort (Territoire de Belfort) où travaillent environ 200 salariés, dont une cinquantaine d'intérimaires, a été fermé pour désinfection, à deux reprises entre le 19 mars et le 9 avril dernier, après deux cas suspects de Covid-19 parmi les employés. Ce vendredi, selon une source syndicale, plusieurs salariés belfortains étaient toujours en arrêt, ou continuaient d'exercer leur droit de retrait, pour dénoncer leurs conditions de travail.

Le groupe gère... le numéro vert d'informations sur le Covid-19

Le site de Blagnac (Haute-Garonne) a lui aussi été fermé pour désinfection après l'intervention de l'inspection du travail. Elle juge également "indigne d'un leader mondial des services numériques de demander à ses salariés d'utiliser leur téléphone portable personnel pour le télétravail". Teleperformance assure notamment en France le numéro vert d'informations sur le Covid-19. A Belfort, le centre d'appel a également EDF et Lidl, comme clients.  

Plusieurs médias se sont fait l'écho des situations de promiscuité dans les centres d'appel en France, en Grèce, au Portugal (où les autorités sanitaires ont ordonné la fermeture d'un centre). Aux Philippines, des salariés dorment dans les bureaux en raison des restrictions de déplacement, relève UNI.

La réaction du groupe Téléperformance

De son côté, Teleperformance assure dans un communiqué vendredi "relever quotidiennement" le défi du Covid-19 "en respectant les réglementations et les directives locales et gouvernementales dans chacun des pays" où il a des activités.

Le groupe se dit victime d'un "harcèlement depuis plusieurs années de l'UNI, une union syndicale basée en Suisse et non représentative à l'échelle du groupe" dont il "conteste formellement les allégations". Il assure mettre en oeuvre "à marche forcée le travail à domicile qui représente désormais près de 150.000 salariés", ainsi que la fourniture massive de masques et de gel hydroalcoolique.

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