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Coronavirus : l'inquiétude chez Thales Brest face à la remontée des effectifs sur site

Ils sont plus nombreux chaque semaine sur le site : les salariés de Thales DMS Brest reviennent progressivement au travail, notamment pour les opérations en lien avec la Marine Nationale. Les syndicats s'inquiètent de la difficulté à maintenir les gestes barrières avec la remontée des effectifs.

Les effectifs remontent progressivement sur le site de Thales à Bres
Les effectifs remontent progressivement sur le site de Thales à Bres © Maxppp - Leon Tanguy

Avec le déconfinement en vue pour le 11 mai, les entreprises du secteur de la défense anticipent en faisant remonter progressivement leurs effectifs. Si sur la base navale de Brest, le phénomène reste limité chez Naval Group, les effectifs sur site chez Thales DMS sont déjà remontés en puissance. L'intersyndicale s'interroge sur les conditions dans lesquelles certains salariés pourraient reprendre le travail au cours des prochaines semaines.

Travail sur site pour les affaires stratégiques... voire plus ?

Le site de Thales avait fermé le 17 mars au premier jour du confinement, avant de reprendre rapidement l'activité pour les "affaires critiques", de soutien aux forces armées, suite à un courrier de la ministre le 20 mars. Une cinquantaine de salariés a alors repris le travail sur le site qui accueille d'ordinaire 1.700 personnes. 

"Début avril, la direction a décidé une remontée progressive des effectifs pour les affaires stratégiques début avril, avec aujourd'hui 260 salariés sur site", indique Florent Gayte, délégué central CFDT. Un choix mal accueilli par les syndicats, mais après de multiples CSE (conseil social et économique) mi-avril avec la direction, ils doivent maintenant l'accompagner bon gré mal gré.

Une organisation du travail chamboulée

Toute l'organisation des ateliers a été repensée. _"Les distances sur les zones de travail, les horaires réduits car il faut prendre en compte le temps de désinfection des équipements et des postes... Tout est chamboulé"_, constate Florent Gayte. Des rapports sont faits à la direction du travail (Direccte) chaque semaine sur l'évolution des conditions d'hygiène en fonction du nombre de salariés sur site.

C'est une nouvelle façon de travailler qui demande plus de temps.

Combien seront-ils dans les prochaines semaines et après le 11 mai ? "La question du futur se pose encore. On ignore pour l'heure comment les choses s'annoncent pour les effectifs", s'inquiète le délégué CFDT, au vu de la volonté de la direction nationale de relancer l'activité. Avoir de nouveau tout le monde sur site prochainement, "c'est physiquement infaisable pour le respect des distanciations sociales".

"Pas assez de télétravail"

"On ne comprend pas que des mesures comme le télétravail ne soient pas poussées à leur maximum en ce moment, explique Florent Gayte. La direction demande à certains d'arrêter ! Certaines affaires de recherches et développement sont reportées, avec _du chômage partiel à la place, alors que des activités peuvent être faites en télétravail_", critique-t-il. 

590 salariés étaient ainsi au chômage partiel au 17 avril, soit 35% des effectifs. "Thales a une responsabilité de minimiser l'activité partielle car l'entreprise a les reins financièrement pour tenir dans cette crise, estime le responsable syndical. Tout cela nous fait passer qu'il y a _plus des préoccupations financières que d'avenir industriel pour les salariés_".

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